La Fondation ½Sahara occidental» à l’assemblée de la communauté autonome de l’Estrémadure (sud-ouest de l’Espagne) a dénoncé jeudi ½la violation systématique des droits de l’homme au Sahara occidental».
Lors de la commémoration du 68e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme qu’a organisée la fondation sous une tente typiquement sahraouie, sa présidente Rosario Garcia a indiqué que cet événement important est ½célébrée symboliquement dans une tente ouverte et sans portes, à l’opposé de ce que fait le Maroc qui essaye d’imposer un embargo sur la question sahraouie et de fermer toutes les portes devant les activistes et les observateurs internationaux des droits de l’homme».
Dénonçant le ½génocide commis à l’encontre de la population sahraouie», la même responsable a expliqué que cette commémoration a été marquée par la projection d’un documentaire qui relate des témoignages et de faits de violation des droits de l’homme au Sahara occidental.
Ce documentaire, a-t-elle dit, a été en gros, réalisé par des ½caméras cachées dans les zones sahraouies occupées et montrant ½des actes de violence et de violation systématique que subit la population sahraouie par les forces d’occupation marocaine» Rosario Garcia a expliqué en outre que l’essentiel du travail accompli par sa fondation est axée particulièrement sur ½la sensibilisation et l’enregistrement de tous ce que subit le peuple sahraoui en matière de violation des droits de l’homme avant d’ajouter que sa fondation assure par ailleurs une formation en droit espagnol et en droit international à des réfugiés sahraouis».
La responsable de la fondation ½Sahara occidental» à l’assemblée de l’Estrémadure a d’autre part critiqué l’état espagnol ½qui manque à son devoir et qui n’assume toujours pas sa responsabilité historique vis-à-vis de la population sahraouie».
Elle a enfin expliqué ½que l’Espagne est toujours la puissance administrante du territoire sahraoui et que le Maroc l’occupe illégalement et qu’il est du devoir des Nations unies d’appliquer les résolutions internationales relatives à l’organisation d’un référendum d’autodétermination afin de permettre au peuple sahraoui, qui souffre depuis plus de 40 ans de la répression et de la torture, de décider librement et démocratiquement de son avenir.
La coordination espagnole des Associations amies avec le peuple sahraoui (ceas - Sahara) a souligné vendredi dernier, à la veille de la célébration de la journée mondiale des droits de l’homme que ½le droit à l’autodétermination est un droit humain «.
La CEAS avait souligné dans un communiqué que le droit à l’autodétermination est un droit humain essentiel et reconnu dans les traités internationaux» et préalable ½à l’existence et à la jouissance des autres droits fondamentaux de l’homme».
Le colonialisme est un crime international contre l’humanité et pour ce faire , a-t-on précisé ½l’Espagne qui préside durant ce mois de décembre le Conseil de sécurité des nations unies ½doit saisir cette occasion unique pour refermer une plaie qui saigne encore et entrave son passé, présent et futur».