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Prêtre assassiné en France : Le gouvernement dans une zone de turbulences, des actes lui sont réclamés

Publié par DKNews le 27-07-2016, 16h54 | 71
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Le gouvernement français, qui ne semble pas connaître encore la fin de la zone de turbulences dans laquelle il se trouve depuis l’attentat de Nice et l'assassinat mardi d'un prêtre dans son église à Saint-Etienne-du-Rouvray (près de Rouen), est interpellé pour des "actes efficaces" contre le terrorisme.

Sous le feu des critiques depuis l’attentat de Nice, le gouvernement, en réunion mercredi, tentera d’apporter des réponses convaincantes aux inquiétudes qui fusent de partout renforçant ainsi chez les Français un sentiment d’insécurité.

Alors que les résultats de l’enquête sur l’attentat de Nice, qui a fait 84 morts, dont 5 Algériens, et 303 blessés, ne sont pas encore révélés, l’ancien président français Nicolas Sarkozy, ayant trouvé le "bon filon" pour sa future campagne présidentielle, selon des observateurs, est monté mercredi au créneau pour demander au gouvernement de dire la vérité aux Français après les deux derniers attentats, soulignant que le pays ne pourrait accepter "un mensonge d'Etat".

"L'urgence, c'est la sécurité des Français. Et cela passe par la vérité. Le gouvernement la doit aux familles des victimes et à tous les Français", a déclaré le président du parti Les Républicains dans un entretien publié par Le Monde, relevant qu’à Nice, "des versions totalement contradictoires ont été exposées, notamment sur les effectifs présents.

Y a-t-il eu mensonge ou pas ? S'il était avéré qu'il y a eu un mensonge d'Etat, notre pays, pas plus qu'aucune démocratie, ne pourrait l'accepter".

Le gouvernement a promis de rendre publics cette semaine les résultats de l’enquête. Mercredi, avant la réunion du Conseil des ministres, un nouveau Conseil restreint de sécurité et de défense s’est réuni pour la cinquième fois.

La chef du service pilotant la vidéosurveillance à Nice, Sandra Bertin, avait relancé, il y a quelques jours, la polémique sur l’attentat de Nice en déclarant avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur pour modifier son rapport sur le dispositif de sécurité le soir du 14 juillet.

La justice a été saisie par le ministre de l'Intérieur et par la policière municipale qui le met en cause, rappelle-t-on. Dans sa livraison de mercredi, la presse française a demandé au gouvernement des actes pour lutter contre le terrorisme et appelé les Français à l’unité.

"Ne tombons pas dans les pièges de Daech", (organisation terroriste autoproclamée "Etat islamique"), a écrit Libération, indiquant qu'"il faut plus que jamais refuser d'être entraîné sur le terrain de la division", alors que l’Opinion a appelé les autorités à "faire leur travail avant qu'ils ne craquent".

Pour le quotidien Sud-Ouest, "le moment est donc venu de dire : ça suffit ! Assez. Le temps des bonnes paroles est révolu et celui des actes forts doit venir", tandis que Le Figaro a recommandé que "le gouvernement doit prendre la mesure de ce qui se passe en France, adopter l'arsenal militaire, policier et judiciaire pour assurer la sécurité de nos concitoyens".

Pour sa part, L’Est Républicain pointe un doigt accusateur sur l’action du gouvernement en soulignant que "ni le renseignement, ni la surveillance, ni le dispositif de protection, ni l'état d'urgence n'ont rempli le rôle qui leur est assigné".

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