Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté vendredi à l'unanimité une résolution visant à ouvrir la voie à une présence policière onusienne au Burundi, pour tenter d'apaiser les violences dans ce pays.
Préparée par la France, cette résolution confie au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon le soin de dresser dans les quinze jours une liste des options envisageables pour ce déploiement policier, en collaboration avec le gouvernement burundais et l'Union africaine.
"Nous avons besoin que les Nations unies soient davantage présentes sur le terrain", a affirmé François Delattre, ambassadeur de France à l'ONU, devant le Conseil.Cette résolution aidera la communauté internationale "à réagir rapidement pour éviter le pire", a-t-il poursuivi. Ce vote vendredi était incertain en raison de réticences des Etats-Unis, qui estimaient que le Conseil n'avait pas eu assez de temps pour étudier le texte.
A la mi-journée, l'ambassadeur de Chine auprès des Nations unies, Liu Jieyi, qui tient la présidence tournante du Conseil en avril, affirmait encore qu'aucun vote n'était prévu. Sa tenue n'a été annoncée qu'environ une heure avant qu'il ne se tienne, signe de difficiles tractations. Le Burundi est plongé depuis près d'un an dans une crise politique. Les violences ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 250.000 personnes à quitter le pays.