Séoul a annoncé hier avoir proposé au Premier ministre japonais Shinzo Abe de rencontrer la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye lors d'un sommet prévu le début du mois prochain entre ces deux pays dont les relations sont marquées par des contentieux historiques. «Nous avons proposé la tenue de ce sommet le 2 novembre, mais nous n'avons pas encore eu de réponse du Japon», a annoncé une porte-parole de la présidente sud-coréenne citée par l'AFP.
Cette rencontre interviendrait en marge d'un sommet trilatéral avec la Chine à Séoul.
Selon de nombreux experts, les contentieux entre Tokyo et Séoul contrarient la Maison-Blanche, qui préférerait clairement que ses deux alliés militaires se concentrent ensemble sur la réponse à apporter aux ambitions chinoises dans la région.
Depuis son arrivée au pouvoir en février 2013, la présidente sud-coréenne avait toujours refusé toute idée de sommet bilatéral avec le Premier ministre japonais tant que Tokyo n'aurait pas fait amende honorable pour l'enrôlement des dizaines de milliers de femmes asiatiques par l'armée impériale nippone durant la seconde guerre mondiale.
Mais lors d'un récent déplacement aux Etats-Unis, elle a semblé assouplir sa position en se montrant ouverte à l'idée d'une rencontre bilatérale avec Shinzo Abe. Une évolution liée selon des experts à des pressions de la Maison blanche.
Les deux voisins s'opposent aussi sur la souveraineté d'îlots isolés en mer du Japon, les îles Dokdo, selon l'appellation coréenne, et les Takeshima selon l'appellation japonaise. Situées à mi-chemin entre les deux pays, ces îles sont contrôlées par la Corée du Sud, mais revendiquées par Tokyo.