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Selon le professeur américain William B. Quandt : Les crises dans certains pays du Moyen-Orient sont dues au système de gouvernance autoritaire

Publié par DK News le 28-04-2015, 18h35 | 38
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Les crises dans des pays du Moyen-Orient sont notamment dues au système de gouvernance autoritaire qui avait poussé les populations au soulèvement, a indiqué lundi à Alger, le professeur américain William B.

Quandt, spécialiste des questions du Moyen-Orient. Les problèmes auxquels sont confrontés actuellement des pays du Moyen-Orient sont dus en particulier «au système autoritaire qui avait poussé les populations de ces pays à se soulever» pour changer la nature du régime, a affirmé M. Quandt lors d'une rencontre avec la presse.

Il a cité pour exemple, la Tunisie, l'Egypte, théâtre de révoltes populaires en 2010 et 2011 ayant conduit au départ des dirigeants de l'époque. «La période d'avant les révoltes a été caractérisée par des régimes ayant monopolisé le pouvoir, donnant ainsi l'impression à la population que les autorités en charge du pays ne servaient que leurs propres intérêts», a-t-il estimé.

Selon lui, cette situation a conduit notamment les jeunes à se révolter avec l'usage des réseaux sociaux comme un moyen d'échange d'information devenu incontournable à l'ère des nouvelles technologies.

«Ces soulèvements, a-t-il ajouté, avaient la caractéristique d'être des mouvements à l'horizontale et non à la verticale avec l'absence d'un leader, mais possédant plusieurs centres de mobilisation dans le but de changer le système». Toutefois, en dépit de ces bouleversements sociaux, «l'Etat ne s'était pas effondré et les institutions sont toujours en place comme en Tunisie et en Egypte, et ce grâce au système étatique qui a contribué à éviter à ces pays le chaos», a relevé le professeur Quandt.

A ce propos, il a évoqué la crise en Libye, un pays qui a sombré dans le chaos «en raison notamment de l'absence d'un système étatique qui assure la pérennité des institutions du pays».«Le système étatique joue un rôle important dans la stabilisation du pays afin d'éviter l'anarchie», a-t-il souligné. Interrogé sur l'image des Etats-Unis au Moyen-Orient, M. Quandt, qui était à la tête du département des Etudes politiques à l'Université de Verginia (1994-201»), a estimé que «les populations arabes continuent d'avoir une mauvaise appréciation des Américains».

«La question palestinienne et la crise irakienne ont sévèrement écorné l'image des Etats-Unis qui par leur intervention militaire ont laissé un vide en Irak», a-t-il soutenu, ce qui a contribué à l'éclosion de groupes terroristes tels l'organisation autoproclamée «Etat islamique» (EI, Daech) .
 Les Etats-Unis font de la lutte contre Daech une priorité au Moyen-Orient

Les Etats-Unis font de la lutte conte l'organisation extrémiste autoproclamée «Etat islamique» (EI/Daech) leur priorité dans la région du Moyen-Orient, a souligné lundi le professeur américain William B. Quandt, spécialiste des questions du Moyen-Orient, dans une déclaration à l'APS.
«En Irak et partiellement en Syrie, les Etats-Unis sont engagés militairement contre Daech», a rappelé M. Quandt en marge d'une conférence-débat à l'Université d'Alger «, sous le thème « les défis d'Obama au Moyen-Orient».

La coalition internationale, dirigée par les Américains, «a une possibilité d'éradiquer les extrémistes en Irak, mais en Syrie, je ne pense pas qu'il ait une stratégie, c'est plus complexe, la situation est plus grave dans ce pays», a estimé cet ancien membre du Conseil américain de Sécurité.

Interrogé sur les déclarations du secrétaire d'Etat américain John Kerry, le mois dernier, relatives à la disposition des Etats-Unis pour un éventuel dialogue avec le gouvernement syrien, M. Quandt a affirmé qu'»en Syrie, il n'y a pas vraiment de dialogue avec le président Bachar al-Assad, mais une action parallèle».

«Cela veut dire qu'on n'attaque pas les forces d'al-Assad, mais on ne les soutient pas non plus. La concentration se fait principalement sur les éléments de Daech pour les éradiquer en Irak d'abord, puis en Syrie», a-t-il expliqué.

A une question sur le rôle des Américains dans la lutte antiterroriste dans les régions du Maghreb et du Sahel africain, M. Quandt a indiqué que son pays «se contente de la coopération sécuritaire avec les pays des deux régions».

Par ailleurs, M. Quandt, à la tête du département des Etudes politiques à l'Université de Verginia (1994-201») a affirmé que les dirigeants américains préfèrent la solution politique pour la résolution des crises en Libye, au Mali et au Yémen.

 

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