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La diversification du commerce extérieur : Une priorité nationale

Publié par O. Larbi le 30-03-2015, 20h05 | 51
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C’est à un effort d’envergureque la 1re conférence nationale invite. Ce n’est rien moins que de sortir définitivement de la dépendance aux hydrocarbures.

La décision politique est venue du président de la République, la volonté de la concrétiser est l’affaire des institutions représentatives de la volonté générale, l’adhésion des entreprises nationales du secteur public et privé, la contribution des universitaires et des experts et des conseils collectifs habilités, tout comme le soutien des institutions internationales (Cnuced, Banque mondiale) font de cette manifestation un moment fort, un point d’arrivée et de début de la politique des importations et des exportations, car on ne peut traiter du commerce extérieur du seul point de vue de l’exportation.

Engagement de l’Etat

La nouveauté est la responsabilité collective du gouvernement autour de Messieurs : Sellal, Benyounés, Lamamra, Djellab, Nouri, Ferroukhi, de la Banque d’Algérie et l’association du principal syndicat des travailleurs, l’Ugta représentée par M. Sidi Saïd.

L’exposition fait le point sur la pratique du commerce extérieur par des entreprises nationales nationale dans les circuits internationaux du commerce, même au moment de la direction centralisée de l’économie, de l’Algérie. Elle rassemble toutes les étapes de l’insertion de l’économie développement. La foule qui se pressait devant les stands de l’exposition commentait les produits  de ce développement.

Les acteurs

Composée de dirigeants éminents d’entreprises nationales (Sonatrach, Sonelgaz, Saidal, Cévital, Issers Délices) de représentants de la Cnuced, du Pnud, de structures de soutien comme Anexal, Cagex ou encore la participation de groupements économiques tel le Cemi de Blida.

Les universités et l’Ehec n’ont pas fait défaut et ont fait montre d’une pugnacité à se faire entendre qui mérite tous les éloges : une façon de rappeler aux hommes d’actions que la réflexion est un bon guide de la pratique, étant une veille intellectuelle et d’intelligence économique…

Ateliers

Trois ateliers donnent la mesure de l’urgence à définir «une stratégie nationale de promotion du commerce extérieur», «renforcements des instruments d’appui et de promotion du commerce extérieur» et enfin, «Les améliorations de l’environnement du commerce extérieur».

On voit donc très bien que les «Ateliers» sont les véritables naisseurs du consensus pour dynamiser le commerce extérieur algérien, redonner de l’élan aux exportations et améliorer le climat des affaires.
Tout au long de ces deux journées, les débats se poursuivront en plénière.

On peut dire d’ores et déjà que droit à l’erreur n’est plus permis, qu’en tout cas, il aurait des répercussions très fâcheuses sur la dynamique économique nationale, la satisfaction de la demande sociale d’un marché de consommateurs de plus en plus exigeants et assoiffés de bénéficier des fruits annoncés de la concurrence internationale.

Comment booster les exportations algériennes, hors hydrocarbures ? Comment réduire la facture alimentaire ? La première réponse serait de limiter effectivement les importations des produits industriels finis et semi-finis qui peuvent être produit par les entreprises algériennes sur le territoire national.

Un industriel précise que « l’importation est une nécessité dans le cadre de la division internationale du travail. Nous importons ce qui nous permet de produire de nouvelles marchandises, créer de nouvelles richesses et de nouveaux emplois. »

Loi de finances complémentaire

«L’assainissement du secteur des importations est une exigence pour combattre les faux acteurs, les surfacturations, les transferts illicites de devises» dira le premier ministre.Il annonce que la loi de Finances complémentaires mettra de l’ordre dans cette sphère d’activité : «Sept lois sont en cours de préparation pour encadrer les exportations et donner aux investisseurs règles qui libèrent leurs activités.»

La deuxième est de soutenir la production nationale de l’agroalimentaire en contrôlant effectivement les prix sur le marché des produits de première nécessité importés en s’assurant tout particulièrement des produits achetés dans le cadre des quotas et les mêmes «hors quota».  

La conférence répondra-t-elle à d’autres questions et de quoi sera fait le cahier des recommandations finales ? Il y a deux ans, une rencontre de haut niveau avait abouti à des éclaircissements sur la politique nationale de développement, mais surtout sur l’idée que la sphère économique de production ne pouvait plus se permettre des distinctions entre public et privé.

Cette seule avancée idéologique a permis de réussir les «Tripartites» de 2014 qui ont consacré le soutien à la production nationale, la création d’emplois, la limitation des factures alimentaires et de santé à ce qui n’est pas produit en Algérie, le tout accompagné de facilitations pour obtenir des crédits, de s’inscrire dans une filière industrielle avec tous les  avantages possibles.

Le commerce extérieur

L’Algérie a compétemment libéré le commerce avec l’étranger, à tel point qu’on lui a reproché de n’avoir pas suffisamment tenu compte de ses intérêts à terme. L’Etat a participé à toutes les tentatives de créer avec l’Europe un espace économique, politique et démocratique (Processus de Barcelone, Méda 1 et 2, Accord avec l’UE) sans en recueillir les fruits espérés.

Une étape tout aussi cruciale est celle qui se termine avec la mise à niveau des normes de production, de la qualité et de la traçabilité des marchandises que les Algériens entendent mettre sur le marché européen ou au-delà : celle dite «  de la règle d’origine » d’origine, une exigence qui impose une hausse rapide du niveau de compétence et de qualité des produits.
 
Adhésion à l’OMC

Le Premier ministre a abordé le sujet en faisant observer que les organisations internationales ayant répondu à l’invitation du ministère du commerce organisateur de la conférence montre bien que «l’Algérie collabore avec ces institutions et en respecte les règles qui ne contredisent pas la politique sociale du gouvernement algérien.» Irréversible. L’opinion des institutions internationales est que «le gouvernement algérien a intensifié les efforts pour réformer le marché algérien et attirer davantage d’investissements étrangers».

L’autre condition est que l’Algérie bénéficie des avantages inscrits dans la négociation du «Cycle de Doha», «prévoyant une période de transition pour les pays du tiers monde.»  Le débat politique, pratique, intellectuel portera sur le libre -échange et sa réalité en Algérie. Si «le libre-échange favorise une division internationale du travail mutuellement profitable, il accroît grandement les produits nationaux réels susceptibles d’être obtenus dans tous les pays et permet d’élever les niveaux d’existence dans le monde entier».

En Algérie, «les effets bénéfiques de la concurrence qui permettraient d’obtenir une réduction des prix de vente au profit des consommateurs» se font attendre du fait de l’économie réelle, de l’informel qui a un fond de roulement de plus 3 700 milliards de dinars.

Partenariat Entreprises-Universités

La conférence nationale sera de toute façon un moment de la mise en commun de la réflexion et une invitation à l’action résolue pour que l’économie algérienne se hisse au niveau de compétitivité et de qualité requis dans le monde  et apporte à ses citoyens d’abord les bienfaits de cette reconnaissance mondiale de la qualité du travail et de la compétence de ses partenaires sociaux. De nombreuses entités économiques ont noué des liens conventionnels avec les universités et les centres de recherche.

Se déployer en Afrique

La présence en force des ministres du commerce, des affaires étrangères,  des finances, de l’agriculture et de la pêche  accompagnant M. Sellal signifie que le gouvernement a décidé de mettre tous les moyens pour avancer rapidement dans  la diversification du commerce extérieur.
L’axe de la diversification est orienté vers l’Afrique, un continent qui s’éveille et offre de très grandes opportunités. Les ministres ont enclenché des synergies.

Un exposant fait remarquer que les fruits de la diplomatie algérienne en Afrique, à travers l’UA, le Nepad et les riches et intenses relations bilatérales  trouveront si les acteurs du commerce extérieur se mettent au niveau, des opportunités d’affaires très prometteuses pour longtemps.Les participants à la conférence perçoivent cette manifestation comme un point de départ : «Nous espérons seulement que l’on passe des paroles aux actes !»

 

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