Actualité

Déperdition scolaire chez les garçons : 1,67% au cycle primaire, 11,86% au moyen en 2014

Publié par DK News le 02-10-2014, 18h59 | 47
|

La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit a indiqué hier à Alger que la déperdition scolaire, durant l'année scolaire 2013-2014, avait touché 1,67% de garçons au cycle primaire et 11,86% au cycle moyen contre 1,43 % chez les filles au primaire et 7,22% au moyen.

La ministre qui répondait à une question lors d'une séance plénière présidée par Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de l'Assemblée populaire nationale (APN), sur les écarts entre filles et garçons dans l'acquisition du savoir, Mme Benghebrit a répondu que ce problème "suscite de nombreuses préoccupations, en dépit du recul du taux de déperdition scolaire chez les garçons d epuis 2005".

Le taux de déperdition scolaire chez les garçons, durant l'année scolaire 2013-2014, est de 1,67% au cycle primaire contre 1,43% chez les filles, tandis qu'il est de 11,86% au cycle moyen contre 7,22% chez les filles scolarisées, a-t-elle précisé. Le secteur de l'Education nationale avait enregistré un taux de déperdition scolaire de 2,77% chez les garçons au cycle primaire et de 15,44% au cycle moyen. 

Le taux de scolarisation des garçons est actuellement de 98,92% contre 98,04% pour les filles scolarisées, a souligné la ministre, affirmant qu'"en dépit des progrès enregistrés en matière de scolarisation des filles, nous n'avons pas réussi, jusqu'a présent, à atteindre un taux de 100% de scolarisation des filles âgées de 6 ans dans certaines régions isolées, pour des raisons sociales, culturelles ou économiques".

Il faut traiter les chiffres sur les écarts entre les deux sexes dans le domaine de l'enseignement de manière relative, car les filles "ne sont pas plus nombreuses que les garçons dans les cycles obligatoires mais elles sont moins touchées par la déperdition scolaire, a-t-elle dit.

"Le plus juste est de dire que l'avancement des filles dans leur scolarité fait la différence au niveau du cycle secondaire, non pas que leur nombre soit supérieur à celui des garçons, mais la principale raison demeure la déperdition scolaire qui touche les garçons aux cycles primaire et moyen", a estimé Mme Benghebrit.

La ministre a expliqué à cette occasion les raisons qui font que les garçons fuient l'école et les filles réussissent aux examens officiels citant à titre d'exemple la discipline dont font preuve les filles qui assistent beaucoup plus que les garçons aux cours.

La première responsable du secteur de l'éducation a estimé que la réussite "constitue pour les filles le seul moyen de s'affirmer au plan social" soulignant que ces dernières passent beaucoup plus de temps à la maison et sont par conséquent plus disponibles pour apprendre les leçons et faire leurs devoirs.

Aussi, le secteur de l'Education médite sur les solutions qui sont à même d'inciter les garçons à prendre leurs études au sérieux, a-t-elle dit, soulignant la nécessité d'accorder une plus grande importance à la formation des enseignants et des inspecteurs notamment dans le cycle obligatoire.

Mme Benghebrit a affirmé dans ce cadre que le secteur de l'Education mettra également l'accent sur la recherche scientifique à travers la révision des statuts de l'Institut national de recherches en Education, du mode d'évaluation des élèves, de la nature des examens nationaux et du système d'orientation en revalorisant le travail des conseillers à l'orientation.

La ministre a enfin appelé les parents d'élèves à "être plus attentifs et plus à l'écoute de leurs enfants en particulier durant la période d'adolescence et à s'organiser en comités pour réfléchir aux possibilités de création d'espaces où leurs enfants peuvent se rencontrer et étudier".

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.