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Mali : L’UA-ONU, Cédéao offrent leurs services pour accompagner les autorités de transition

Publié par DK NEWS le 02-12-2020, 16h25 | 9
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L’Union africaine (UA) et la Cédéao et l'ONU ont mis en place, lundi, un Groupe de suivi et de soutien à la transition au Mali auquel était assignée la mission d’accompagner les autorités transitoires dans leurs efforts visant à traduire en résultats concrets les missions essentielles définies dans la Charte et la feuille de route notamment celle d'organiser des élections présidentielle et législatives et de ramener la paix. 
Créé par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA lors de sa rencontre du 9 octobre 2020 sur l’examen de la situation dans le pays, ce groupe, co-présidé par l’UA, les Nations unies et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), va accompagner et soutenir le Mali, qui fait face à de nombreux défis, dans la mise en œuvre de la Charte de la transition et de la feuille de route validées à l’issue de la concertation nationale en septembre dernier. 
Lors de réunion inaugurale qu'il a présidée, lundi, le Premier ministre malien, Moctar Ouane, a déclaré que "la situation actuelle au Mali, a eu des répercussions sur tous les segm ents de la vie de notre nation. Elle a impacté et continue d’impacter sévèrement l’économie, le tissu social, la résilience générale de nos braves populations, ainsi que le rythme de mise en œuvre des politiques de développement, y compris la quête de paix et de stabilité à travers la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger". 
Avant de poursuivre : "c’est pourquoi, nous accueillons favorablement l’offre de soutien et l’accompagnement de l’Union africaine dans cette phase de refondation pour l’avènement du nouveau Mali". 
S’exprimant à l'occasion, le ministre malien des Affaires étrangères, Zeïni Moulaye, a mis l’accent sur la nécessité de "réformer, voire refonder" le système de gouvernance "fragilisé", d’après lui, par les événements socio-politiques qui ont fortement secoué le Mali cette année. 
Pour le commissaire à la Paix et à la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, "le Mali il ne sera pas seul dans la conduite de sa transition et la prise en charge de ses défis sécuritaires et socio-économiques". 
" Il est de notre devoir de lui apporter notre soutien et notre accompagnement dans cet important processus conformément aux valeurs portées par la Charte de la transition et celles du respect de la souveraineté, de l’intégrité et de l’indépendanc e du Mali et ses institutions", a soutenu M, Chergui. 
Il a ajouté que le groupe se veut "un geste de solidarité et d’accompagnement de la Transition pour un aboutissement serein et l’organisation d’élections présidentielle et législatives libres et transparentes dans le délai de 18 mois". 
Promesse décélérer la cadence du programme d'action
Pour sa part, le chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilité au Mali (MiNUSMA), Mahamat Saleh Annadif, il a estimé que ce groupe "exprime bien l’action concertée des organisations internationales et de toute la communauté internationale pour la stabilité du Mali". 
M. Annadif a rappelé que l’année 2020 a été marquée, au Mali, par plusieurs turbulences et incertitudes politiques et sécuritaires accentuées par les défis sanitaires de la pandémie de la Covid-19. 
"Malgré ce moment difficile, a-t-il souligné, il ne faut pas perdre de vue que le processus de transition offre une fenêtre d’opportunités pour rebâtir un Mali nouveau moins vulnérable à ces crises". 
"Ces 18 mois (...) doivent aboutir à des reformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives tel qu’énoncé dans la Charte de la transition et par l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali", a insisté le chef de la MINUSMA, ajo utant que "le retard dans la mise en place du Conseil national de transition interpelle les acteurs maliens". 
En effet, la composante du Conseil national de Transition(CNT) dévoilée le 11 novembre dernier est ne fait pas l’unanimité parmi au sein de la société civile. 
La société civile reproche aux militaires notamment la non-association des acteurs du mouvement du 5 juin- Rassemblement des Forces patriotiques (M5- RFP) à l’origine des manifestations ayant conduit au départ de l’ex présent Ibrahim Boubacar Keita le 18 août 2020 dans la désignation du président de la transition, du Premier ministre, et à la mise en place du gouvernement de la transition. 
Selon les principaux acteurs de la contestation, la concrétisation de le feuille de route de transition "devrait se faire autour d’une gouvernance consensuelle et inclusive". Se voulant rassurant, le chef de l'exécutif a indiqué que la Transition s’attèle, déjà, à traduire en résultats concrets, les missions essentielles définies dans la Charte et la feuille de route. 
Lesquelles viennent d’être déclinées "en programme d’actions, assorti d’un chronogramme d’exécution". 
Moctar Ouane a promis que le programme d’actions gouvernemental sera engagé dans l’ordre, la cohérence et l’efficacité. "Nous allons accélérer la cadence et contrairement aux apparences, il n’y a pas de statut quo. Nous avons travaillé et cela se fera sentir dans les jours à venir", a assuré le chef du gouvernement.
 

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