La Cour constitutionnelle centrafricaine a invalidé quelque 78 candidatures sur un peu plus d'un millier présentées pour les élections législatives qui auront lieu le 27 décembre en même temps que la présidentielle, ont rapporté les médias locaux.
A l'approche des élections et alors que les deux-tiers du territoire sont encore occupés par des milices, la Cour constitutionnelle centrafricaine a écarté les candidatures des membres de groupes armés.
Parmi eux des ex Séléka, des anti-balaka mais également certains candidats du parti au pouvoir.
La Cour a en effet jugé que "la seule présence de membres de groupes armés toujours actifs comme candidats aux législatives est de nature à porter gravement atteinte à la sincérité du vote".
Des candidatures de responsables de milices recherchés ou condamnés par la justice pour "associations de malfaiteurs, détournements ou crimes de guerre" ont également été rejetées de la course à la députation.
Certains candidats du parti au pouvoir, le Mouvement coeurs unis (MCU), du président Faustin-Archange Touadera, ont également vu leurs dossiers invalidés p our des faits de "corruption" ou d"'incitation à la haine".
"La Cour montre qu'elle est capable d'aller à l'encontre du gouvernement et des groupes armés.
Elle envoie un signal positif à un mois des élections et à une semaine d'une décision cruciale sur les candidatures à la présidentielle", a commenté Hans de Marie Heungoup, expert pour la Centrafrique à l'International Crisis Group.