Monde

Collectif des journalistes algériens : le Maroc doit laisser la presse internationale accéder aux villes occupées

Publié par DK NEWS le 18-11-2020, 17h56 | 3
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Le Collectif des journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui (CJASPS) a appelé, mardi à Alger, le Maroc à donner libre accès à la presse internationale pour rapporter les événements réels du terrain notamment à El-Guerguerat après l’agression militaire marocaine perpétrée vendredi passé. 
Dans son intervention lors d’une conférence de solidarité organisée par le CJASPS, le coordinateur du Collectif, Mustapha Aït Mouhoub a fait état de manques en termes de couvertures télévisuelles de la situation dans la région, d'autant sachant, a-t-il dit, "l’information étayée d’images est une information avérée et convaincante eu égard à l’importance que revêt l’image dans la fiabilité des faits".  Le journaliste Aït Mouhoub a condamné les pratiques du régime marocain qui adopte le blackout et interdit l’accès des journalistes à l’information, citant le cas du correspondant de l’agence espagnole EFE qui a été renvoyé. 
"Il est malheureux de constater que le Maroc n’autorise l’accès qu’aux hommes de presse partisans de sa cause, ce qui va à l’encontre du d roit à l’information pour éclairer l’opinion publique sur ce qui se déroule réellement", a-t-il souligné. 
Et de déplorer le blackout exercé y compris dans les camps sahraouis pour couvrir la situation sur l’évolution de la pandémie. 
A contrario, 15 journalistes exercent librement leur métier dans les territoires libérés. 
Par ailleurs, M. Aït Mouhoub a pointé du doigt "certaines tribunes de presse partisanes, pour des raisons politiques ou d’intérêt, lors de la couverture des événements d’El-Guerguerat, à l’exception de quelques voies". 
Il s'est interrogé, du reste, sur la tendance de la presse pro-marocaine à aborder la brèche commerciale illégale, occultant le mur de la honte long de 2744 km, et la quantité de mines évaluée entre 7 et 9 millions d’unités.  Pourtant, cette même presse n’évoque jamais le Protocole d’Oslo, la Convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines antipersonnel ou encore la Convention de Genève de 2005 ratifiée par l’Etat Sahraoui. 
"Le retour de l’armée sahraouie à l’action militaire révélera de facto bien des causes soutenues par des forces occultes, dont la France qui aide le Maroc à contourner les engagements internationaux", a-t-il conclu. 

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