Le ministère de la Justice organise du 15 au 18 juin en cours en partenariat avec l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, la 2ème session de formation des magistrats algériens chargés de la lutte contre la traite des personnes.
Cette seconde session, après celle organisée en juin 2013, vise «à renforcer les ressources humaines et permettre aux magistrats d'approfondir leurs connaissances et à faire face au crime transnational organisé en progression constante», a indiqué dans son allocution, M. Hamed Abdelwahab, conseiller au cabinet du ministre de la Justice.
Ce séminaire atteste, selon lui, de la volonté de l'Algérie, où «ce phénomène se manifeste d'une façon très marginale», de s'inscrire dans la logique de la lutte et de prévention contre la traite des personnes». Il a souligné, à ce propos, que les cours qui seront dispensés aux magistrats leur permettront d'«acquérir un savoir faire indispensable à la conduite de leur mission» notamment en ce qui concerne la prise en charge des victime de la traite.
De son coté, la directrice générale des affaires politiques et de la sécurité internationale au ministère des Affaires étrangères, Taous Ferroukhi, a indiqué que le phénomène de la traite des personnes «ne revêt pas un caractère alarmant dans notre pays», mais «des cas ont été signalés depuis la crise que connaît notre région au cours de ces dernières années».
Elle a noté dans ce sens que l'«évolution de la situation dans la région risque de conforter ce phénomène et le crime transnational organisé qui constitue des sources potentielles de renforcement et de financement des groupes terroristes»L'ambassadeur des Etats unis en Algérie, M. Henry S. Ensher, a pour sa part souligné dans une déclaration, «le rôle que peut jouer l'Algérie dans la région pour la lutte contre le crime organisé et le terrorisme».