Le Rwanda et l'Ouganda sont parvenus dimanche à Luanda, à un accord destiné à mettre fin aux tensions entre les deux voisins, dont les relations sont glaciales depuis plusieurs mois malgré la signature en août dernier d'un mémorandum d’entente visant la normalisation des relations.
L’accord a été signé par le président rwandais, Paul Kagame, et son homologue Ougandais, Yoweri Museveni, lors d’un mini-sommet régional qui a rassemblé aussi les présidents angolais, Joao Lourenco, et de la République démocratique du Congo, Felix Tshisekedi. Aux termes de cet accord, les deux parties ont convenu de «la libération de citoyens de chaque pays» tout en s’engageant «à avancer vers la paix, la stabilité, le bon voisinage et le rétablissement de la confiance mutuelle». D’autre part, les deux chefs d’Etat ont décidé que les deux parties se retrouveraient à nouveau le 21 février pour une nouvelle réunion à un poste de leur frontière commune. «La réunion s’est déroulée dans un climat de fraternité et de parfaite compréhension», souligne un communiqué publié au terme de cette rencontre quadripartite, ajoutant que les deux dirigeants se sont engagés à continuer de privilégier un dialogue permanent.
Les accusations d’espionnage, les arrestations massives de ressortissants rwandais en Ouganda, l’embargo économique et la fermeture de frontière sont les principaux points qui empoisonnent les relations entre le Rwanda et son voisin l’Ouganda depuis plus de deux ans. Juillet dernier, le président angolais Joao Lourenço s’est engagé à jouer le rôle de médiateur entre le Rwanda et l'Ouganda, convoquant un sommet régional qui a réuni les chefs d’Etat du Rwanda, de la RDC et de l’Ouganda. Un second mini-sommet similaire tenu à Luanda un mois après a été sanctionné par la signature d’un mémorandum d’entente entre Kigali et Kampala visant à mettre fin à la crise entre les deux voisins. Les chefs d’Etat rwandais et ougandais avaient convenu de «respecter leur souveraineté réciproque», en décidant de «s'abstenir d'actions de déstabilisation ou de subversion sur le territoire de l'autre partie (...), ainsi que de financer, former et infiltrer des forces déstabilisatrices».