Les Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) ont contraint un groupe armé à abandonner ses positions dans une ville du sud du pays, a déclaré dimanche le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro.
«Dans le cadre de l'opération militaire baptisée + Mo kiri +(Toi, dégage), les Casques bleus de Minusca ont contraint l'UPC (...) à abandonner ses positions au centre d'Alindao, et à mettre fin à toute circulation de ses éléments armés dans la ville», a annoncé M. Monteiro.
L'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, est l'un des principaux groupes armés du pays. Ses éléments sont présents sur une large partie du territoire, de Bambari, au centre du pays, jusqu'à la frontière avec le Soudan du Sud. «La Minusca a constaté le vendredi 31 janvier, que l'UPC a effectivement démantelé sa base (...) et ses barrières à l'entrée et à la sortie d'Alindao», a ajouté M. Monteiro. Alindao a été durement touchée par les exactions des groupes rebelles. Les miliciens de l'UPC y avaient tué une centaine de civils en novembre 2018, selon l'ONG de défense des droits humains Amnesty international. En janvier, de violents combats avaient opposé dans cette ville des militaires centrafricains et des combattants de l'UPC, faisant trois morts et une dizaine de blessés. Le gouvernement centrafricain avait enjoint à l'ONU de réagir, appelant à des sanctions.
«La Minusca continuera à maintenir la pression sur l'UPC ainsi que d'autres groupes armés, conformément à son mandat de protection des populations civiles et de soutien à la mise en oeuvre de l'accord de paix», a affirmé Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca et représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique.