Le représentant spécial de l'ONU en Guinée-Bissau José Ramos-Horat a exhorté la communauté internationale a soutenir financièrement les nouvelles autorités qui sortiront des élections dans ce pays.
Devant le Conseil de sécurité, qui a tenu lundi des consultations sur la Guinée-Bissau, M. Ramos-Horat a indiqué que "la fin de la transition marque une nouvelle étape qui réclame notre engagement constant pour aider les Bissau-Guinéens à traiter les graves problèmes politiques, sociaux et économiques du pays". En particulier, le nouveau gouvernement "aura besoin d'une aide budgétaire d'urgence pour payer les salaires en retard", a-t-il estimé.
Si ce n'est pas le cas, a averti M. Ramos-Horta, "la restauration de l'ordre constitutionnel risque de s'effondrer très rapidement", ce qui aurait des "conséquences encore plus désastreuses que celles que le pays a connues auparavant".Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres ont "salué la réussite" du scrutin et ont "demandé à toutes les parties en présence de respecter les résultats électoraux comme étant une expression de la volonté démocratique de la population de Guinée-Bissau".
Le décompte de voix se poursuivait lundi en Guinée-Bissau, au lendemain du second tour de la présidentielle devant mettre fin à une transition de deux ans après un énième coup d'Etat militaire.
Près de 800.000 électeurs étaient appelés à choisir entre José Mario Vaz, dit "Jomav", 57 ans, et Nuno Gomes Nabiam, 51 ans, notoirement soutenu par le Parti de la rénovation sociale (PRS, deuxième formation du pays) et des chefs de l'armée. Le scrutin doit permettre de ramener la stabilité en Guinée-Bissau deux ans après un coup d'Etat militaire qui, le 12 avril 2012, a renversé le régime du PAIGC entre les deux tours d'une présidentielle, interrompue du même coup.