Le président des Etats-Unis, Barack Obama a débloqué lundi 50 millions de dollars pour venir en aide aux réfugiés et aux déplacés du conflit au Soudan du Sud, a annoncé la Maison Blanche.
Dans un mémorandum destiné au secrétaire d'Etat John Kerry, M. Obama a indiqué avoir conclu qu'il était dans l'intérêt de la sécurité nationale des Etats-Unis de fournir cette nouvelle aide, qui portera à quelque 433 millions de dollars le montant total alloué par Washington dans le cadre de cette crise humanitaire, selon la Maison Blanche. La porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Caitlin Hayden, a souligné que plus de 300.000 personnes avaient fui le Soudan du Sud pour se rendre en Ethiopie, au Kenya, au Soudan et en Ouganda.
En outre, selon la même source, "plus de 1,3 million de personnes ont été déplacées" à l'intérieur du pays, qui "risque la famine à moins que des agences humanitaires puissent intensifier leurs opérations et atteindre ceux qui ont besoin d'aide". L'aide américaine sera formellement annoncée mardi à Oslo, où les bailleurs de fonds se réunissent afin de venir en aide aux quelque 4 millions de personnes - un tiers de la population - menacées par la faim dans l'Etat africain en proie à des combats entre gouvernement et rebelles depuis mi-décembre. Selon l'ONU, environ 7 millions de Sud-Soudanais pourraient avoir besoin d'une aide humanitaire à terme.
Violents combats dans la capitale du Darfour-Nord
Des combats ont éclaté mardi à El-Facher, la deuxième grande ville de la région soudanaise du Darfour en proie aux violences depuis plus d'une décennie, ont rapporté des médias.«Ils se battent dans El-Facher, ils se battent violemment», a indiqué un résident, cité par l'AFP, faisant état de la présence d'hommes en uniforme, sans pouvoir donner plus de précisions sur les combattants. Des coups de feu ininterrompus étaient audibles lors de la conversation téléphonique.Un autre habitant de la capitale du Darfour-Nord a précisé que les combats avaient commencé à 04H00 locales (01H00 GMT), dans l'est de la ville. «J'entends des armes lourdes. Je suis dans ma maison, et je n'en sortirai pas pour aller travailler».
Début avril, les habitants de la ville avaient affirmé que des milices y faisaient la loi depuis plusieurs semaines, «tirant sans raison» et terrorisant la population.Selon eux, parmi elles se trouvaient des membres des Rapid support Forces (RSF), une unité paramilitaire accusée par le chef de la mission conjointe ONU-Union Africaine au Darfour (MINUAD) d'avoir «commis des attaques contre les communautés».
Le Darfour est le théâtre depuis 2003 d'affrontements entre l'armée alliée à des tribus, et des rebelles qui réclament la fin de la «marginalisation économique» du Darfour et un partage du pouvoir avec Khartoum. Depuis un an ce conflit, qui a fait des centaines de milliers de morts et plus de deux millions de déplacés selon l'ONU, se double d'une hausse de l'activité criminelle et de combats sanglants entre tribus arabes se disputant terre, eau et droits miniers.