La confrérie Tidjania, créée en 1782 à Bousamghoun (El-Bayadh) par Sidi Ahmed Tidjani, constitue un lien religieux entre l'Algérie et les autres pays africains, ont affirmé plusieurs adeptes de cette «tarîqa», originaires du Mali, du Sénégal et de Gambie.
«La confrérie Tidjania dont l'Algérie est le berceau compte plusieurs adeptes au sein de la population malienne musulmane», a indiqué à l'APS Boubekeur Diya, enseignant du coran au Mali en marge de la visite d'une délégation africaine, composée d'adeptes de la tarîqa Tidjania au siège du khalifat général de Aïn Madhi.
La confrérie Tidjania «constitue un lien de rapprochement entre les peuples algérien et malien, en sus des liens de voisinage et de l'histoire commune», a-t-il dit. Elle est répandue dans plusieurs villes maliennes, à l'instar de Bamako, de Tombouctou et de Gao, a-t-il affirmé soulignant que les musulmans du Mali qui sont adeptes de la tarîqa Tidjania viennent en pèlerinage à Aïn Madhi, lieu de naissance de Sidi Ahmed Tidjani et siège du khalifat général de la tarîqa.
La ville de Aïn Madhi est «un centre de rencontre des adeptes de la tarîqa à travers le monde», a-t-il précisé. Depuis deux siècles, des érudits et des adeptes algériens de la Tidjania se rendent au Mali pour méditer dans les zaouiyas. L'Algérie «a joué un rôle important dans la préservation du patrimoine islamique du Mali, en accueillant des centaines d'étudiants maliens dans les écoles et les zaouiyas du khalifat ainsi que dans les instituts et les écoles relevant du ministère des Affaires religieuses, a rappelé Abdelkrim Kounti, un autre citoyen malien venu de Tombouctou.
Brahim Ahmed, un commerçant originaire du Sénégal a indiqué à cet effet que sa visite, «troisième du genre», au lieu de naissance du fondateur de la confrérie à Aïn Madhi, lui a permis de méditer, de se recueillir et de prêter allégeance aux enfants de Sidi Ahmed Tidjani en Algérie.