L'adjoint de l'Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a annoncé samedi à Damas que l'organisation des élections et la nouvelle constitution figureront au coeur des pourparlers syriens, prévus mardi prochain à Genève .
"Quatre éléments seraient discutés lors du huitième cycle de pourparlers inter-syriens, à Genève le 28 novembre prochain", a déclaré Ramzi Ezzedine Ramzi, ajoutant que "l'accent sera mis sur les deuxième et troisième éléments, à savoir les élections et la nouvelle constitution".
"La position de l'Envoyé spécial (Staffan de Mistura) est claire et n'a pas changé, il y a quatre éléments qui doivent être discutés, comme l'a dit M. de Mistura dans sa dernière déclaration à l'ONU, l'accent sera mis sur les deuxième et troisième éléments, les élections et la constitution", a soutenu M. Ramzi aux journalistes.
Il a estimé que "le processus politique en Syrie ne serait pas une tâche facile". "Le processus politique est difficile et compliqué parce que la situation en Syrie est compliquée et nous construisons notre stratégie sur un processus étape par étape et j'espère que le prochain cycle de pourparlers de Genève sera marqué par une participation active du gouvernement avec la présence d'une délégation unifiée de l'opposition, ce qui pourrait contribuer à faire avancer le processus politique", a-t-il ajouté.
Les prochains pourparlers de Genève auront lieu quelques jours après la rencontre des présidents de l'Iran, de la Turquie et de la Russie dans la ville russe de Sotchi, où ils ont exprimé leur soutien à un dialogue global pour la Syrie.
La Russie propose notamment d'organiser sur son territoire un "Congrès du dialogue national syrien" visant à réunir gouvernement et opposition syriens, qui servirait de "stimulant" au processus de Genève.
Mercredi, le président Vladimir Poutine a annoncé, à l'occasion du sommet à Sotchi (sud-ouest) avec ses homologues turc Recep Tayyip Erdogan et iranien Hassan Rohani, que ces derniers avaient soutenu cette initiative. Moscou et Téhéran et Ankara parrainent le processus parallèle d'Astana, la capitale kazakhe, qui a permis la mise en place de quatre "zones de désescalade" sur le territoire syrien.
Ces mesures ont permis d'abaisser la tension sur le terrain et de réunir autour d'une table des représentants du régime et de l'opposition pour parler dequestions militaires, alors que les pourparlers de Genève étaient au point mort.
Déclenché en 2011, le conflit en Syrie a fait plus de 340.000 personnes, dont plus de 100.000 civils, selon un bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) publié vendredi.