Le DAIP est un dispositif d’aide à l’insertion professionnelle, crée par décret exécutif 126/08 du 19 avril 2008. A Béjaïa, pour le seul exercice 2013, l’enveloppe allouée (pour rappel) pour la prise en charge des salaires versés dans le cadre de ce dispositif est de 2422 680 000.00 DA,
Le compte est régulièrement réalimenté par la DREM de Tizi Ouzou, « à la demande de la DEW (Direction de l’emploi de wilaya) et ce en fonction de ses besoins ». S’effectue tout autant régulièrement le paiement des cotisations à la sécurité sociale. Les « consommations des paiements de l’exercice 2013, quant à elles, s’élèvent à 2220 032 480.62 DA.
Présentation du DAIP : « Le but de pareil dispositif est d’encourager l’insertion professionnelle des jeunes primo-demandeurs d’emploi ainsi que toutes les activités ayant trait à la promotion de l’emploi, notamment les programmes de formation et recrutement », fait-on savoir.
Quant aux objectifs dudit dispositif, il est vrai que ceux-ci ont d’abord dû faire l’objet d’un « ciblage » recherché puis une définition tout aussi précise. Les voici : 1/Favoriser l’insertion professionnelle des jeunes, 2/Luter contre le chômage par une approche économique, 3/ Améliorer la qualification de la main-d’œuvre, notamment dans les métiers déficitaires, 4/ Adapter les filières et les profils de formation aux besoins du marché du travail, 5/ Soutenir l’investissement, générateur d’emploi, 6/Promouvoir l’emploi des jeunes à travers des programmes de formation-emploi et de recrutement. Trois types de contrats : « CID », « CIP » et « CFI ».
Le premier (contrat d’insertion des diplômés) est destiné aux jeunes diplômés de l’enseignement supérieur ainsi qu’aux techniciens supérieurs issus des établissements nationaux de formation professionnelle, nous dit-on, tandis que les deux autres (contrat d’insertion professionnelle et contrat formation-insertion) sont, eux, respectivement destinés aux jeunes issus de l’enseignement secondaire et des centres de formation professionnelle, et aux jeunes chômeurs sans formation ni qualification. Il est précisé que « les bénéficiaires des contrats « CFI » sont placés soit dans des chantiers de travaux divers initiés par les collectivités locales, les directions techniques de wilaya (Hydraulique, travaux publics, environnement, forêts etc…) ou auprès de maîtres-artisans.
Les conditions d’éligibilité au bénéfice du dispositif DAIP sont : Etre de nationalité algérienne, âgé entre 18 et 35 ans, justifier de la situation vis-à-vis du service national, fournir les diplômes et autres justificatifs du niveau d’instruction, de qualification et d’acquis professionnels, être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de l’agence locale de l’emploi du lieu de résidence. « Qui ne tente rien n’a rien ! », et comme quoi le chômage n’est pas toujours une fatalité ?!