Actualité

Présidentielle 2014: Centenaires, ils fêtent leurs retrouvailles dans un bureau de vote en banlieue parisienne

Publié par Dknews le 17-04-2014, 22h15 | 359
|

Droit comme un «I» en dépit du poids des ans, Tayeb Harhouz vient de glisser son bulletin dans l’urne pour désigner son candidat à l'élection présidentielle 2014, et rencontre un vieil ami, centenaire comme lui. 

A la voix solennelle «a voté», le centenaire répond par un «garde à vous» solennel, lui faisant rappeler son premier engagement pour la cause nationale, en août 1954. D’un pas nonchalant et aidé de sa béquille, il salue les préposés au bureau de vote de Bagneux - un des sept bureaux délocalisés du consulat d’Algérie à Nanterre, avant de prendre congé sous les youyou de son épouse, de sa fille et de jeunes venus également voter et accomplir leur devoir citoyen.

«J’ai voté pour une Algérie stable, qui rassemble tous ses enfants. Nous sommes tous des frères. L’heure nous dicte d’être unis comme on l’a déjà été face à la France coloniale», a-t-il confié à l’APS.
«Moussebel» de la première heure, Si Tayeb se rappelle avoir rejoint les rangs du FLN en 1954. « C’était un jour de l’Aid el Kébir d’août 1954, rue du Commerce à Paris. J’avais le défunt président Ahmed Ben Bella comme voisin des années durant», se rappelle le natif de Ain El Hdjel (Wilaya de M’sila), né le 1er janvier 1916.

Des rendez-vous électoraux, il dit n’en n’avoir jamais loupé un. «Je réponds de la même manière que j’ai répondu à l’appel de novembre», affirme l’ancien ouvrier d'un des constructeurs de voitures en France, avant de rejoindre la Fédération de France du FLN.
A la fierté d’avoir accompli son devoir national est venu s’ajouter, pour Si Tayeb, la joie d’une rencontre inespérée: son aîné et ami de longue date, Aomar Mesloub, venait de fouler l’aire du bureau 5, accompagné, lui aussi, de son épouse. Moment fort, chargé d’émotions. Les deux amis se regardent bien dans les yeux avant l’accolade. Ils ne se sont pas revus depuis une dizaine d’années.

«Al Hamdoullah pour ces heureuses retrouvailles», lance Si Tayeb pour qui, avec son vieil ami, ils auront voté non pas pour eux, mais «pour les enfants de l’Algérie». Etabli depuis 1937 en France, Aomar Mesloub est, lui aussi, un électeur assidu. «Je n’ai jamais raté un rendez-vous électoral, sauf celui des élections législatives de 2012, suite à l’hospitalisation de mon épouse», confie avec fierté l’ancien «gueule noire» d'en Alsace-Lorraine (Nord).

Pour ce centenaire, natif de Mekla (W. Tizi-Ouzou), venu au monde un 16 janvier 1915, le scrutin présidentiel doit être appréhendé comme une «voie pour éteindre les braises de la Fitna».
«Nous sommes certes indépendants depuis des années, mais toujours à la recherche d’une quiétude que nous avons du mal à retrouver», a-t-il dit, pour expliquer son geste de citoyen. Pour son épouse, l’acte de voter est la «seule voie» à suivre par les jeunes d’aujourd’hui, s’ils veulent opérer le changement dans le pays.

«Je ne vois pas une autre issue», a-t-elle ajouté. Bras dessous, bras dessus, le couple Mesloub dit voter pour leurs onze enfants, leurs 30 petits-fils et tous les algériens. Curiosité d’une journée particulière, les Mesloub et les Harhouz viennent de fêter leurs retrouvailles, posant volontiers pour des photos souvenirs pour des bénévoles du bureau de vote, d’électeurs.

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.