Les personnes auxquelles cet établissement est destiné sont âgées d 3 à 13ou 14 ans. Ces personnes évoluent dans des espaces aménagés en respectant les normes de proxémie, selon l’âge ; tous ont un équipement ergonomique adapté en plus d’être design et robuste : c’est que les enfants sont actifs et débordants d’énergie, pourtant aucun banc cassé, aucun siège brisé, aucun mur souillé, et pas de papiers jetés dans les escaliers, les cours ou les couloirs.
Les inspecteurs qui visitent cet établissement pour le suivi des carrières des enseignants sont spécialisés dans telle ou telle matière, font certainement très bien leur travail, savent-ils que l’enseignement dispensé en respect total des programmes de l’éducation nationale algérienne est enrichi ?
Enrichi par des activités artistiques que des enseignants font découvrir aux élèves : musique, peinture, collages, éveil aux économies d’énergie et de protection de l’environnement. L’écologie et la défense de la nature sont un thème choisi par « Génération Collège » pour contribuer au programme de l’UNESCO dans l’éducation des jeunes générations.
Youm El Ilm célébré aujourd’hui verra la participation du représentant de l’institution internationale : tous les invités réunis autour des écoliers apprécieront les œuvres de l’artiste peintre Seif El Islam Cherbal qui propose des tableaux qui traitent de la vie terrestre et de la détérioration du cadre de vie dont la première victime est l’Homme victime de ses propres égarements.
Il est notamment une sculpture où la terre tenue à bout de bras par l’homme est empoisonné par les émanations des combustions énergétiques polluantes : cette sculpture animée dégage une odeur de brûlé incommodante pour attirer l’attention de l’amateur d’art sur le monde réel qui « devient irréel, peu naturel » selon Seif El Islam.
L’artiste dénonce les guerres qui ont détruit le Liban, lequel est représenté par une boule de feu, une braise entourée de terres noircies par les feux illuminée par des étincelles jaillissant encore du brasier mourant : Liban espérait qu’un sauveur divin le ramène à une vie pacifique. La minéralité des tableaux de l’artiste touche : l’un représente un couple enlacé, attaché alors que le monde autour est calciné ; ce couple est aussi fragile que la gaufrette qui le représente. Il ya cette « Afrique, si riche et si abîmée. » Il ya que chaque tableau est une histoire contée pour garder l’humanité et la Terre.
La Fondatrice de « Génération Collège » est Mme Ioualalen. Son amour de l’Art est voué à Omar Racim. Il résume son goût pour la précision, l’exigence de son métier- s’occuper d’enfants, n’est pas facile- le dévouement pour le savoir et la découverte des talents des petits d’homme. Qui réussissent aux examens de 6e et du BEM en réalisant un carton plein. Cela dure depuis au moins 10ans assure la Fondatrice.
Quelle est le secret, Des enfants polis, bien éduqués, calmes dans les espaces communs, assidus et sérieux en classe, joueurs dans les cours et les heures dédiées au sport, créatifs car les professeurs les incitent à réaliser des « créations originales » à partir d’éléments détournés ou récupérés.
Mme Ioualalen a dans son bureau des dizaines de créations, de collages et de « sculptures sur toile » nées de l’imagination des enfants qui font se télescoper des objets éloignés dans l’usage et l’utilité, faisant fi de la fidélité aux règles mais développant, par le jeu artistique, leur sensibilité et leur génie de la transgression.
Les essais sont tellement différents que n’importe quel adulte formaté se rendrait compte que chaque être est spécial, exceptionnel, doué de raison, sociable, apte et en bonne intelligence à vivre en société avec ses semblables dans un milieu où les pulsions seraient maîtrisées.
Fondatrice demande aux enfants ce qu’ils espèrent devenir dès leur première rencontre. Ce n’est pas par élitisme, bien que l’établissement veuille bâtir sa réputation sur la qualité et l’excellence, non, c’est pour respecter leur personnalité et canaliser si nécessaire leur énergie dans le rêve « pris au sérieux ».
Les enseignants sont recrutés selon un « code » original : c’est une sorte d’essai que le professeur postulant est appelé à accepter. Tout dépend de la qualité de l’enseignement (contenu et pédagogie) de la relation avec les élèves. C’est une sorte de contrat fondé sur l’obligation de résultat !
La connaissance est transmise par des enseignants respectueux des étapes de formation physiologiques dans des institutions qui restent encore le modèle dominant, bien que des parents décident parfois d’accompagner, pas à pas leurs enfants sur les sentiers escarpés du savoir.
Les enfants ont des parents qui, dans certains systèmes, sont totalement étrangers à la formation de leur enfant qui devient un étranger, un otage de la raison d’Etat. Les parents des écoliers de « Génération Collège » ont adopté la proposition de dire à l’ensemble des enfants de quoi est faite leur vie. La maman du petit Yacine est avocate Mme Beladel Aziza ; elle a parlé de son métier, du droit, en tenue de travail, avec robe et dossier en mains.
Tel autre parent a parlé de médecine, un autre encore de l’art de piloter un avion, une dame est venue détailler les charges d’une femme au foyer : tous ont apporté aux enfants la dimension parentale dans l’espace scolaire. Avec leur amour de leur métier, l’amour parental et l’affection partagée, le respect de chacun et surtout des enfants, des maîtres et des responsables de l’école.
Ce qui est remarquable, c’est qu’il ya une idée de l’éducation qui marche et réunit tous les membres de l’enseignement et de l’éducation et pourquoi pas de l’élevage d’un être jusqu’à la responsabilité.
Seif El Islam Cherbal a été choisi parce qu’il est un gardien des choses de la vie, qu’il les raconte sur des tableaux qui agissent comme des miroirs. De l’âme.