Un tribunal égyptien a interdit mardi aux membres des Frères musulmans, la confrérie du président destitué Mohamed Morsi récemment déclarée «terroriste», de se présenter aux élections prévues durant l'année, ont indiqué des médias.
Les 26 et 27 mai aura lieu l'élection présidentielle, onze mois après l'éviction du premier président élu démocratiquement d'Egypte. Des élections législatives sont ensuite prévues.
Mardi, un tribunal d'Alexandrie, a ordonné aux autorités d'interdire toute candidature de membres ou d'ex-membres de la confrérie, forte de centaines de milliers de membres.
«Nous avons présenté (à la justice) des vidéos, des photos et des documents montrant les actes terroristes des Frères musulmans. A cause de cela, il serait illogique qu'ils dirigent le pays ou représentent son peuple lors d'élections», a affirmé à la presse Tareq Mahmoud, avocat d'un groupe de citoyens hostiles au mouvement qui ont demandé à la justice, via une pétition, de statuer sur d'éventuelles candidatures de Frères musulmans.
Les Frères musulmans, accusés d'être derrière des dizaines d'attaques quasi-quotidiennes à l'encontre de policiers et soldats depuis la destitution du président Morsi, ont été déclarés «organisation terroriste» en décembre.
Créée en 1928, la confrérie a été durant des décennies officiellement interdite mais tolérée et était parvenue à s'assurer un certain nombre de sièges au Parlement sous Hosni Moubarak, chassé du pouvoir en 2011, en présentant ses candidats sous l'étiquette d'indépendants.