L'ancien capitaine de la sélection algérienne de football, Anthar Yahia, a estimé mardi que les défenseurs n'étaient pas les seuls responsables de la défaite des Verts face au Nigeria (3-1) samedi à Uyo et par laquelle ils ont hypothéqué leurs chances de qualification au Mondial-2018 après seulement deux journées des éliminatoires.
"Il appartient à toute l'équipe de s'impliquer dans les tâches défensives, pas uniquement les joueurs de l'arrière-garde.
C'est une responsabilité collective.
Alors de grâce, soyons indulgents avec nos défenseurs", a lancé Yahia dans un message sur ''Périscope''.
Les Verts, accrochés par le Cameroun (1-1) lors de la première journée des éliminatoires, n'avaient pas droit à l'erreur face au Nigeria, vainqueur en déplacement contre la Zambie (2-1), pour son premier match.
Mais des erreurs défensives ont coûté cher aux Fennecs qui ferment la marche dans le groupe B en compagnie de la Zambie avec un seul point et s'éloignent du coup, du Mondial russe.
"Dans des moments aussi difficiles que traverse l'équipe nationale, ses joueurs sont censés faire preuve d'unité.
C'est vrai, il leur sera très difficile de se qualifier au Mondial, mais ils ont une Coupe d'Afrique des nations (14 janvier-5 février au Gabon, ndlr) à préparer, et c'est très important pour eux d'apprendre de leurs erreurs pour réussir une très bonne épreuve", a poursuivi l'actuel défenseur central d'Orléans (Ligue 2, France).
Revenant sur les erreurs à répétition de l'arrière-garde algérienne, un compartiment devenu, selon les spécialistes, le maillon faible des Verts depuis quelques années, l'auteur du légendaire but de la qualification de l'Algérie au Mondial-2010 contre l'Egypte en match d'appui, a précisé qu'en football, "la récupération de la balle (était) une mission collective", appelant justement à travailler encore plus ce volet.
"Nous avons de bons défenseurs qui ne demandent qu'à avoir l'occasion de s'exprimer.
Et puis, la stabilité d'une défense axiale est très importante dans sa réussite.
Pour cela, on devra être patients avec les défenseurs", a-t-il conseillé.
Depuis le départ à la retraite internationale de Yahia et Madjid Bougherra, conjugué à la mise à l'écart de Rafik Halliche, les entraîneurs qui se sont succédé ces dernières années à la barre technique du ''Club Algérie'' ne se sont jamais fixé sur une charnière centrale précise.
Des changements fréquents sont notés dans ce registre, non sans porter préjudice à l'harmonie et à la solidité de ce secteur sensible. Anthar Yahia (34 ans) a appelé enfin les supporters algériens à "rester derrière'' leur équipe et leurs joueurs qui "nous ont procuré tant de joie", a-t-il dit.