Monde

USA-Syrie: Une frappe contre la Syrie n'aurait pas changé le cours de la guerre

Publié par Dknews le 09-04-2014, 16h58 | 23
|

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a estimé mardi qu'une frappe militaire des Etats-Unis contre la Syrie, telle qu'elle était prévue à l'été 2013, n'aurait pas modifié le cours de la guerre.

Le chef de la diplomatie américaine a passé une partie de la journée devant la commission des Affaires étrangères du Sénat à défendre la politique étrangère du président Barack Obama, vivement critiquée par les sénateurs, tant sur le processus de paix israélo-palestinien, que sur les négociations avec l'Iran, la crise ukrainienne ou le conflit syrien.

Sur la Syrie, le président Obama avait renoncé à la dernière minute à la fin de l'été dernier à frapper militairement le régime du président Bachar al-Assad, et les Etats-Unis avaient finalement trouvé un accord avec la Russie pour démanteler l'arsenal chimique syrien.A l'époque, M. Kerry avait plaidé avec passion pour une action militaire "ciblée" et limitée dans le temps contre la Syrie.

Devant le Sénat mardi, M. Kerry assuré que cette éventuelle frappe "aurait eu un effet, mais pas l'impact dévastateur grâce auquel (le président Assad) aurait dû changer le calcul" de sa stratégie sur le terrain.
"Il a fallu 30.000 sorties et 30 jours en Bosnie pour avoir un impact. Là, on allait avoir un ou deux jours pour réduire (les capacités militaires du régime syrien) et envoyer un message", a défendu le secrétaire d'Etat.
Il s'est au contraire félicité que, grâce à l'accord international sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien, "54% (des armes) aient été retirées" de Syrie.

Le président Obama avait défendu il y a dix jours sur CBS sa décision de ne pas frapper Damas, estimant que cela n'aurait pas "empêché" la poursuite de la guerre et soulignant que les Etats-Unis avaient leurs "limites" après une décennie de conflits en Irak et en Afghanistan. "Le président avait dit que cela n'aurait pas d'effet sur le calcul (de Assad) ou sur le cours de la guerre", a encore justifié John Kerry. "Cela aurait eu précisément l'effet recherché: envoyer un message à Assad sur le recours aux armes chimiques", a conclu le secrétaire d'Etat.

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.