Le directeur général de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), Yacine Bendjaballah a affirmé hier à Alger que l'enquête sur la collision entre deux trains de voyageurs au niveau de la gare de Boudouaou (Boumerdes) qui a fait un (1) mort et 196 blessés se poursuit toujours, évoquant l'erreur humaine à «90%» .
M. Bendjaballah a indiqué dans une déclaration à la presse que les résultats de l'enquête menée par la commission régionale et nationale pour déterminer les circonstances de l'accident n'ont pas encore été révélés affirmant que l'erreur humaine est à 90% la cause de ce genre d'accident.
Accompagné du directeur chargé du matériel, Abderrezak Makroubi, M. Bendjaballah a indiqué que «les dégâts matériels causés par l'accident sont estimés, à trois (3) milliards de dinars».
Il a révélé que les commissions d'enquête disposent de toutes les preuves matérielles, à l'instar des boites noires et des enregistrements vidéo, qui permettent de déterminer prochainement les circonstances de l'accident. «Les victimes de l'accident seront dédommagées», a-t-il dit, affirmant que «l'opération est actuellement en cours».
Pour prévenir de tels accidents, M. Bendjaballah a préconisé «la nécessité réduire l'intervention humaine» à travers la mise en oeuvre d'un «système électronique de localisation à distance des train (GSMR).
Précisant que la SNTF a doté les locomotives des nouvelles techniques mais n'a pas encore balisé les voies devant détecter le train afin que le satellite puisse l'arrêter à temps», il a indiqué que «ce système sera opérationnel dans deux ans et demi».
Il a ajouté que «le système de gestion actuel ne peut assimiler le nombre important de voyageurs qui affluent quotidiennement vers les gares ferroviaires d'Alger (30 millions de voyageurs par an), soulignant que «la solution consiste à augmenter le nombre de trains et à réduire l'intervention humaine dans la gestion de ces derniers».
M. Bendjaballah a toutefois reconnu que «de nombreux accidents sont évités grâce à la vigilance et à l'expérience des conducteurs, mais il arrive, a-t-il dit, qu'un conducteur commette une erreur et l'accident se produit».
«Il faut donc mettre rapidement en place le GSMR», a-t-il estimé. Il a ajouté que la SNTF s'atèle à former un grand nombre de ses cadres à l'étranger pour une bonne maîtrise des nouvelles techniques de gestion des trains.