L'Algérie reste sereine, et beaucoup dans ce pays s'interrogent où va-t-on avec ces mouvements de protestation pour le moins inquiétants contre un des candidats au scrutin présidentiel du 17 avril prochain?
Que cherche-t-on à prouver, sinon à exprimer en improvisant des mouvements de foule à un moment de grande concentration sur un événement majeur: l'élection présidentielle du 17 avril, qui va désigner un chef de l'Etat pour la poursuite des grands projets de développement du pays. Béjaïa, samedi, Tizi Ouzou dimanche.
Ce n'est pas ainsi que l'on renforce la démocratie dans notre pays, ni la bonne gouvernance, et encore moins protéger les droits de l'homme et de la liberté d'expression, puisque un des six candidats, fut-il le président sortant, est empêché de mener librement campagne dans ces deux régions chères à l'Algérie. Nous nous abstiendrons de vouloir savoir qui est derrière cette incontinence politique, cette tâche qui entache cette élection, qui veut la décrédibiliser.
Et nous ne chercherons même pas ni savoir ni désigner les parties ici en Algérie et ailleurs, en France en fait, qui sont derrière cette manipulation des jeunes de Béjaïa pour commettre une grave dérive politique, susceptible de faire tâche d'huile n'était-ce la maturité des algériens. Les feux de la fitna sont là également, et ceux qui sont en train de provoquer le pire n'ont pas nécessairement un intérêt à ce que ce scrutin se déroule dans de bonnes conditions.
Ou que les six candidats mènent leur campagne électorale dans la sérénité, ou que le jour du scrutin les Algériens iront résolument vers les bureaux de vote se prononcer en toute liberté, même certains avec un mouchoir dans l'isoloir, sur tel ou tel candidat. Il est clair que les parties impliquées dans ce grave dérapage ne sont pas gagnantes dans cette bataille politique menée par les Algériens, toutes tendances confondues, pour que leur pays soit respecté pour avoir si bien compris les mécanismes de fonctionnement d'une société démocratique, égalitaire, tournée vers des futurs possibles et un présent à construire.
Cet avenir, en réalité, concerne tous les algériens, d'ici et d'ailleurs, ceux qui travaillent ici pour le bien de leur pays, et ceux qui travaillent ailleurs dans le monde et dont les pensées sont toujours pour leur pays, leurs familles, leurs frères en Algérie. Ces Algériennes, ces Algériens, où qu'ils soient, portent leur pays dans leur cœur, même si souvent ils sont en colère contre des phénomènes sociaux et bureaucratiques à combattre, à condamner ou à bannir
. Tout n'est pas rose en Algérie, comme partout d'ailleurs, il suffit cependant de discuter, dialoguer, échanger ses opinions, comme cela se pratique dans les sociétés développées pour trouver des solutions, des chemins à prendre pour arriver à un «modus vivendi» politique et sociétal qui ne sera que tout «bénéf» pour les algériens. Puisque l'instauration d'une véritable démocratie imposera d'elle-même et à tous les acteurs politiques l'alternance au pouvoir, un des grands thèmes de cette campagne électorale, et grand enjeu de cette élection. Alors…