Le Conseil de sécurité des Nations Unies a exhorté vendredi les parties libanaises à négocier un accord de compromis pour mettre fin à la crise politique et institutionnelle dans le pays qui dure depuis plus de deux ans.
Le Conseil de sécurité a exprimé dans un communiqué sa «vive inquiétude» devant la vacance de la présidence du Liban qui dure depuis l'expiration, le 24 mai 2014, du mandat de l'ancien chef de l'Etat, Michel Sleimane, et l'incapacité répétée du Parlement d'élire un président.
«La vacance et la paralysie politique entravent fortement la capacité du Liban de s'attaquer aux problèmes de plus en plus pressants auxquels il doit faire face, tant en matière de sécurité que sur les plans économique, social et humanitaire», a noté le Conseil de sécurité.
Face à cette situation, le Conseil de sécurité a prié les dirigeants libanais de convoquer de toute urgence une session parlementaire et d'entreprendre d'élire un président. Par ailleurs, il a appelé toutes les parties libanaises à faire usage des mécanismes prévus par la Constitution aux fins de l'élection présidentielle et à négocier un accord de compromis, pour mettre un terme à la crise politique et institutionnelle dans le pays.