Le bilan du triple attentat-suicide qui a frappé mardi soir l'aéroport international Atatürk d'Istanbul s'est alourdi à 41 morts et 239 blessés, a annoncé mercredi le gouvernorat de la première mégapole de Turquie dans un nouveau bilan. Parmi les morts se trouvent 13 ressortissants étrangers, a indiqué un communiqué officiel, précisant que 130 blessés sont toujours traités dans des hôpitaux de la ville.
Parmi les 13 étrangers tués, figurent 5 Saoudiens, 2 Irakiens, un Tunisien, un Ouzbek, un Chinois, un Iranien, un Ukrainien et un Jordanien, selon un responsable turc. Un précédent bilan fourni dans la nuit par le Premier ministre Binali Yildirim avait fait état de 36 morts et de plus de 140 blessés. Une enquête judiciaire est en cours, a ajouté le gouvernorat.
Les attaques terroristes perpétrées mardi à l'aéroport international Atatürk d'Istanbul, faisant au moins 41 morts, ont suscité mercredi de vives réactions internationales et des appels unanimes à multiplier les efforts pour combattre le terrorisme. Condamnant "avec force" le triple attentat terroriste qui a frappé l'aéroport d'Istanbul, l'Algérie a estimé que "l'escalade terroriste en Turquie et ailleurs interpelle l'ensemble des pays sur l'urgence de coordonner leurs actions dans la lutte contre le terrorisme".
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, a affirmé que "la lutte commune contre ce phénomène qui n'a ni religion, ni nationalité, s'impose comme un impératif pour l'ensemble de la communauté internationale qui doit oeuvrer à réunir les conditions susceptibles d'aider à son éradication". Il a exprimé "la solidarité de l'Algérie avec le peuple et le gouvernement turcs".
Auparavant, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a "condamné l'attaque terroriste" à l'aéroport d'Istanbul et appelle à une coopération internationale accrue pour combattre de tels actes. Dans un communiqué, M. Ban exprime "sa profonde sympathie et ses condoléances" aux familles des victimes et au gouvernement turc. Il déclare "se tenir fermement aux côtés de la Turquie face à cette menace", disant qu'il est nécessaire d'intensifier les efforts régionaux et internationaux "pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme violent".
Le président français François Hollande a "condamné fermement" un "acte abominable" après l'attentat meurtrier dans un terminal de l'aéroport Atatürk, s'exprimant lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles. Les Etats-Unis ont condamné des attaques "abominables" meurtrières perpétrées à Istanbul, assurant la Turquie de leur soutien, selon un communiqué de la Maison Blanche.
"L'aéroport international Ataturk, comme l'aéroport de Bruxelles qui a été attaqué plus tôt cette année, est le symbole des connexions internationales et des liens qui nous unissent", a affirmé le porte-parole de l'exécutif américain Josh Earnest.
La Russie a pour sa part réitéré la nécessité de mener une lutte commune contre le terrorisme, au lendemain des attaques terroristes à Istanbul, indiquant que "de tels événements confirment, une fois de plus, la nécessité de conjuguer les efforts dans la lutte contre le terrorisme : notre menace commune", selon le porte-parole de la présidence (Kremlin). De son côté, la ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, a présenté à la Turquie les condoléances de son pays après ces attentats, ajoutant que ses services cherchaient activement à déterminer si des ressortissants australiens comptent au nombre des victimes. "Le gouvernement australien condamne ce qui semble être une attaque terroriste coordonnée contre l'aéroport Atatürk", a-t-elle déclaré dans un communiqué.
"Nos pensées et notre sympathie vont au peuple turc", a-t-elle ajouté. Le chef de la diplomatie canadienne, Stéphane Dion, a réaffirmé que "le Canada reste solidaire de la population turque alors que celle-ci doit composer avec ce plus récent attentat effroyable", tandis que le Brésil a exprimé ses sincères condoléances aux familles des victimes ainsi que sa solidarité avec le peuple et le gouvernement turcs, en réitérant sa ferme condamnation de toute forme de terrorisme.
En Iran , le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a condamné l'attentat en Turquie, ajoutant que "l'extrémisme et la violence sont une menace globale que nous dev ns surmonter ensemble".
Les attentats ont été commis par trois terroristes à trois points différents de l'aéroport, le troisième d'Europe avec près de 60 millions de passagers par an, selon le gouverneur d'Istanbul Vasip Sahin, précisant que les trois kamikazes ont ouvert le feu avant de se faire exploser. Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait auparavant fermement condamné ces attentats et lancé un nouvel appel à la lutte conjointe contre le terrorisme et à "l'adoption d'une attitude résolue contre les organisations terroristes dans le monde".
Conversation téléphonique entre Poutine et Erdogan
Le président russe Vladimir Poutine a eu une conversation téléphonique mercredi avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, la première depuis le début de la grave crise diplomatique entre les deux pays en novembre, a annoncé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
Le porte parole a précisé que le contenu de cette conversation serait rendu public plus tard. Un responsable turc a indiqué à des journalistes que la conversation était "très productive et très positive". Il s'agit du premier contact direct entre MM. Poutine et Erdogan depuis le début en novembre de la grave crise diplomatique entre les deux pays, provoquée par la mort d'un pilote russe dont le bombardier avait été abattu par l'aviation turque au dessus de la frontière entre la Syrie et la Turquie.
Lundi, le président truc Recep Tayyip Erdogan a présenté ses excuses pour cette affaire dans un message envoyé à Vladimir Poutine, a expliqué le Kremlin. Juste avant d'appeler son homologue turc, Vladimir Poutine a exprimé ses condoléances au peuple turc après un triple attentat-suicide à l'aéroport d'Istanbul, qui a tué au moins 41 personnes et fait 239 blessés, dont un Russe. "Nous sommes désolés et exprimons notre compassion pour les victimes de cet acte terroriste", a déclaré M. Poutine, cité par la télévision russe.
Le 24 novembre 2015, un bombardier russe Su-24 avait été abattu par l'aviation turque près de la frontière syrienne, provoquant la mort du pilote, tué alors qu'il retombait en parachute après s'être éjecté. La Turquie avait assuré que l'appareil russe avait violé son espace aérien. En réaction, Moscou avait adopté des mesures de rétorsion, essentiellement commerciales, envers la Turquie.
Un ressortissant algérien légèrement blessé dans l'attentat terroriste contre l'aéroport d'Istanbul
Un ressortissant algérien a été légèrement blessé dans l'attentat terroriste qui a frappé mardi soir l'aéroport Atatürk d'Istanbul, a indiqué mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif. "Le nommé Belhassos Khaled né le 06/06/1994 à Tiaret, a été légèrement blessé dans l'attentat terroriste qui a frappé hier l'aéroport Atatürk d'Istanbul.
Il a été admis à l'hôpital Bagcilar d'Istanbul où il a reçu la visite de nos agents consulaires", a déclaré M. Benali Cherif à l'APS. La victime "souffre de simples étourdissements et ses jours ne sont pas en danger selon ses médecins traitants. Il devrait, sauf complications, quitter l'hôpital dans le courant de la journée", a précisé le porte-parole. Le consulat général d'Algérie à Istanbul "qui suit de près la situation, est en contact permanent avec les autorités turques compétentes", a-t-il assuré.
qL'Algérie condamne avec force l'attentat terroriste perpétré à l'aéroport d'Istanbul.
qBan Ki-moon condamne l'attentat d'Istanbul.
qHollande "condamne fermement" un "acte abominable" .
qWashington condamne des attaques "abominables" à Istanbul.
q L'Australie condamne les attentats à l'aéroport d'Istanbul.
qLe Canada condamne vivement les attentats terroristes de l'aéroport international d'Istanbul.
qErdogan appelle à une lutte conjointe contre le terrorisme.
qUn Iranien et un Ukrainien premiers morts étrangers confirmés.
qMoscou prône une lutte commune contre le terrorisme.