Le chef du commandement militaire américain pour l’Afrique, le général David Rodriguez, a proposé mardi son assistance aux pays africains pour les aider à lutter contrer le terrorisme dans le continent.
David Rodriguez, dont les propos ont été publiés mardi par le Pentagone, a indiqué que l’objectif d’Africom était «d’assister les pays africains à reconstruire leurs capacités et établir des institutions (en mesure) de maintenir la paix et la stabilité dans le continent» .
Le chef d’Africom s’exprimait au cours d’un point de presse à Bruxelles accordé aux journalistes à la veille de la réunion mercredi du comité militaire de l’OTAN qui se tiendra en session des chefs d’état-major.
Le général américain a affirmé que son commandement avait besoin de travailler avec les pays africains et les alliés pour opérer en Afrique. «Nous avons travaillé durement pour que l’effort soit international et pour que nos partenaires africains soient considérés comme une partie de la solution» , a-t-il dit.
En plus des efforts régionaux coordonnés avec les pays africains, Africom travaille également avec l’Union européenne, notamment la France, le Royaume Uni et l’Italie pour combler les lacunes en matière de lutte contre le terrorisme, a ajouté Rodriguez.
Libye : déterminer les milices à réarmer
En Libye, il a relevé que l’expansion de Daech préoccupe aussi bien les pays voisins que les partenaires internationaux des Etats-Unis en soulignant que les pays frontaliers menaient un énorme travail pour contrer ce groupe terroriste.
Au lendemain de la Conférence de Vienne qui a soutenu le réarmement du gouvernement d’union nationale, le général Rodriguez a soutenu que la Libye n’avait pas besoin d’énormes livraisons d’armes. Le pays peut également compter dans cette lutte sur l’expérience militaire de plusieurs libyens.Le chef d’Africom a expliqué que la situation politique qui prévaut dans ce pays empêchait de déterminer les milices qui sont alignées au nouvel exécutif libyen.
«Nous sommes réellement dépendants du gouvernement d’union nationale pour déterminer qui est avec eux (les membres de l’exécutif) et qui veut s’aligner avec eux», a-t-il enchaîné.
Actuellement, les Etats-Unis ont besoin de recueillir plus d’informations en Libye pour pouvoir aider le nouveau gouvernement, même s’il reconnaît que le Pentagone est maintenant mieux informé de la situation en Libye qu’il y a six mois.
Africom avait déjà révélé en janvier un plan d’action de cinq ans visant à resserrer l’étau autour des groupes terroristes en Afrique, notamment en Libye où près de 6.000 éléments de Daech y activent, selon les estimations de la communauté du renseignement américain.
Africom s’est fixé comme objectifs prioritaires de contenir l’expansion de Boko Haram en Afrique de l’ouest et de neutraliser le groupe terroriste al-Shabab en Somalie en renforçant les efforts de la mission de l’Union africaine, Amiscom dans le maintien de la paix.
Le commandement américain est toujours en quête d’une base militaire en Afrique. Les Etats-Unis ont besoin de nouvelles bases militaires pour protéger les vies et les biens américains en Afrique qui compte 15 endroits jugés trop risqués pour les intérêts de Washington, avait précisé le Pentagone en annonçant ce plan.
Actuellement Africom est abrité par le siège du commandement européen à Stuttgart en Allemagne. Un front de refus s’est constitué en Afrique, depuis que Washington a annoncé en 2007 son plan d’installer un quartier général pour ses forces militaires dans le continent. Plusieurs pays ont ouvertement refusé d’accueillir ce futur QJ, en signifiant clairement aux Etats-Unis qu’ils n’étaient pas les bienvenus.
APS