Une cargaison de pétrole libyen exportée illégalement a été rapatriée et placée sous le contrôle du gouvernement d'union natinale, reconnu par la communauté internationale, a indiqué hier la Compagnie nationale pétrolière libyenne (NOC).
"Grâce à l'intervention de la communauté internationale, le Distya Ameya, un navire battant pavillon indien qui a tenté de transporter illégalement du pétrole libyen, a restitué sa cargaison à la Libye", a expliqué dans un communiqué le directeur de la NOC à Tripoli, Moustafa Sanallah.
Jeudi, l'ONU avait placé ce pétrolier indien sur une liste noire en estimant qu'il transportait du brut libyen "illégalement" pour le compte d'une autorité parallèle libyenne basée dans l'est du pays.
La destination finale du pétrolier pourrait être les Emirats arabes unis et cette livraison viole un embargo sur les ventes de pétrole libyen par des entités autres que le nouveau gouvernement libyen d'unité nationale, avait indiqué un diplomate à New York.
Parti lundi de l'est de la Libye, le Distya Ameya se trouvait mardi au nord d'Al-Bayda (est), avant de faire route vers Malte puis de revenir vers les zones libyennes contrôlées par le gouvernement d'union pour rendre sa cargaison.
Le gouvernement d'union a reçu le soutien de la compagnie nationale pétrolière libyenne et entend relancer ce secteur clé de l'économie après de fortes baisses de production dues au conflit qui sévit depuis fin 2011 dans le pays.
Issu d'un accord politique signé fin 2015 sous l'égide de l'ONU, le gouvernement d'union s'est autoproclamé en fonctions le 12 mars sur la base d'un communiqué d'une centaine de parlementaires (sur 198). Il doit en principe remplacer les deux autorités qui se disputaient le pouvoir depuis 2014.