Le président chinois Xi Jinping a appelé vendredi, lors du 4e Sommet sur la sécurité nucléaire (SSN), à «une supervision plus stricte» des matériaux nucléaires ainsi qu'à «des réponses rapides» en matière de lutte contre le terrorisme nucléaire à travers le monde.
M. Xi a indiqué que la supervision de la sécurité des matériaux nucléaires «devrait être renforcée afin qu'elle couvre le processus tout entier, y compris la production, l'utilisation, le transport et le stockage».
Il a également appelé à l'adoption de nouvelles mesures et au durcissement de la lutte contre le cyber-terrorisme. «Il nous faut lutter fermement contre les complots et l'incitation au terrorisme qui utilisent des outils tels que les nouveaux médias», a-t-il dit.
Soulignant que la régulation financière devrait également être renforcée dans ce domaine, il a indiqué que «les procédures d'urgence devaient être rapides et que l'échange international d'informations et la coopération des services de sécurité devaient être renforcés».
En outre, il a souligné que les lois et les règles doivent être améliorées afin de garantir que la protection des matériaux et des installations nucléaires soit juridiquement réglementée, sans exception, ajoutant que de nouvelles législations devaient être élaborées afin de tenir compte de ces nouveaux risques.
«Le terrorisme est l'ennemi commun des êtres humains», a déclaré M. Xi, appelant à la coordination et à la coopération au niveau international, régional et local en vue d'endiguer cette menace croissante. Pour le président chinois, «la politique de deux poids deux mesures devrait être rejetée en matière de lutte contre le terrorisme», et divers moyens (politiques, économiques, culturels et diplomatiques) devraient être utilisés conjointement afin de faire disparaître les causes qui donnent naissance au terrorisme.
Le président américain Barack Obama a ouvert jeudi soir à Washington le quatrième sommet sur la sécurité nucléaire, consacré en grande partie au désarmement pour lequel la Maison Blanche veut des actions concrètes dans la réduction des armes de destruction massives.
Une cinquantaine de chef d'Etats et de gouvernements, dont le Premier ministre Abdelmalek Sellal, ont pris part à ce quatrième sommet et vraisemblablement le dernier du genre après ceux tenus à Washington en 2010 à Séoul en 2012 et La Haye en 2014.