Le président soudanais Omar al-Bachir a entamé vendredi une visite au Darfour avant un référendum sur le statut administratif de cette région de l'ouest du pays.M. al-Bachir qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international pour crimes de guerre au Darfour affirme fonder ce vote, qui débutera le 11 avril, sur un accord signé en 2011 entre Khartoum et des groupes rebelles qui combattaient ses forces depuis plus d'une décennie.
Le référendum doit décider du statut administratif du Darfour. Les deux options offertes aux électeurs sont soit le Darfour garde sa structure actuelle, c'est-à-dire une zone divisée en cinq Etats (ou provinces), soit il devient une seule et même région.
Lors des négociations de paix de 2011, des rebelles plaidaient pour que le Darfour devienne une région unique dotée d'une large autonomie. Mais aujourd'hui, des insurgés et des partis d'opposition soudanais s'opposent à la tenue de ce référendum en estimant que les combats en cours au Darfour ne sont pas propices à l'organisation d'une consultation dans de bonnes conditions.
"C'est au peuple du Darfour de décider s'il veut des Etats ou une région", a lancé M. al-Bachir.
"Nous voulons que tout le monde aille voter", a-t-il déclaré dans son discours, le premier d'une tournée de cinq jours qui doit le mener dans chaque capitale des Etats du Darfour avant le début du vote.
Le Darfour est miné depuis 2003 par des violences entre les forces du gouvernement et des insurgés qui se sentent ethniquement marginalisés.