Une exposition réunissant les peintres Nouredine Chegrane, Yassine Beleferd et Ahmed Stambouli autour de la symbolique maghrebo-africaine et berbère a été inaugurée samedi à la galerie «Bouffée d'Art» à Alger.
L'exposition qui regroupe une vingtaine d'œuvres des trois plasticiens convoquant le signe et la calligraphie dans le travail de chacun d'eux, se poursuivra jusqu'au 14 janvier 2016.
A travers un travail minutieux sur le symbolique Chegrane présente quelques œuvres où il exprime toute sa fascination pour les motifs berbères, particulièrement les tatouages à travers des acryliques, aux couleurs vives, riches en symboles.
Dans un style alliant la précision mathématique à l'allégresse de scènes de la vie quotidienne, le peintre Yassine Belferd réserve dans ses oeuvres une grande part à la dimension émotionnelle, cadrée par une certaine rationalité qui se décline en formes géométriques parfaites ou en symboles calligraphiques.
Architecte de formation, Yassine Belferd transpose ce qui l'entoure au quotidien dans des peintures rigoureuses où le signe reste, encore une fois, omniprésent dans un équilibre entre un patrimoine pictural et iconographique, et une démarche moderne de représentation.
Elargissant la recherche du symbole à tout le continent africain, les œuvres exposées par Ahmed Stambouli sont empreintes d'une forte identité maghrébine et africaine, magnifiée par une palette de couleurs terre et ocre couchée sur la toile ou sur des panneaux en bois.
Dans les œuvres de ce professeur de l'école des Beaux-arts de Mostaganem le signe berbère reste également un élément essentiel de ses représentations de formes humaines impressionnistes, elles même souvent composées de symboles africains.
Convoquant souvent l'art rupestre, les peintures de guerre tribales, l'art de la tapisserie ou encore les costumes traditionnels africains, Ahmed Stambouli restitue des œuvres aux motifs précieux, chargés de symboles et d'histoire où l'homme et sa culture ancestrale occupent une place centrale.