Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Malki, a accusé lundi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, de chercher à "provoquer" une troisième Intifada dans un contexte de nouvelles agressions perpétrées par les forces d'occupation contre des Palestiniens à Ghaza et en Cisjordanie.
"Netanyahu veut provoquer une troisième Intifada", après les soulèvements palestiniens de 1987 et 2000, a déclaré M. al-Malki en marge d'une conférence de presse à Vienne, soulignant que ce dirigeant "veut détourner l'attention des problèmes qu'il rencontre sur les scènes politique et diplomatique, où il a misérablement échoué".
La nouvelle agression israélienne, déclenchée le 1er octobre courant, a coûté la vie à 23 Palestiniens. Les forces d'occupation ont également blessé 145 Palestiniens et arrêté des centaines d'autres.
Selon M. al-Malki, le dirigeant israélien a commis une "grave erreur" en rompant le statu quo concernant l'esplanade des Mosquées à El-Qods, troisième lieu saint de l'islam.
"Netanyahu a élargi le spectre du conflit pour le faire passer d'un conflit politique limité avec les Palestiniens, susceptible de trouver une solution politique, à une guerre sans fin avec les musulmans dans le monde entier", a-t-il dit.
Le dirigeant israélien "doit mettre fin aux violations du statu quo ante à la mosquée Al-Aqsa, conformément au droit international", a souligné le chef de la diplomatie palestinienne.
"Si nous recevons de l'autre partie une indication selon laquelle elle est également prête à apaiser la situation, nous y sommes prêts", a assuré le ministre. Mais à défaut d'un tel geste, "nous ne le pouvons pas, sinon nous serions considérés comme des collaborateurs par notre propre peuple", a martelé al-Malki
Le chef de la diplomatie palestinienne devait assister dans l'après-midi au premier lever du drapeau de la Palestine au siège viennois de l'ONU, douze jours après une cérémonie similaire à New York.
(APS)