La responsable du climat à l'ONU, Christiana Figueres a pressé les pays membres de redoubler d'efforts pour limiter le réchauffement climatique, qui est en passe d'atteindre trois degrés au lieu des deux espérés. Il y a «des progrès», a estimé Christiana Figueres lors d'une conférence de presse lundi à New York, mais la planète est toujours sous la menace d'un réchauffement supérieur à deux degrés par rapport à l'ère pré-industrielle.
En prévision de la conférence climatique de Paris en décembre, 64 pays ont annoncé des plans d'action pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
La conférence de Paris a pour objectif de sceller un accord universel pour limiter la hausse de la température mondiale à deux degrés.
Selon les scientifiques, un réchauffement au-delà de cette limite aurait des conséquences irréversibles. Les plans d'action déjà lancés «ont en fait amélioré la trajectoire par rapport à ce qu'elle était il y a quelques années, qui allait plutôt vers quatre à cinq degrés», a expliqué Mme Figueres.
«Nous sommes maintenant revenus dans une fourchette autour de trois degrés».
Les pays doivent se concentrer sur le rythme de baisse ainsi que sur l'aide financière aux pays les plus pauvres, qui souffriront le plus des effets du changement climatique, a-t-elle expliqué.
«Même si nous parvenons à rétablir l'équilibre écologique, si nous le faisons trop tard nous ne protégerons pas les plus vulnérables».
Des agences spatiales internationales coopèrent contre le changement climatique
Des représentants d'agences spatiales ont convenu de travailler ensemble pour combattre les effets des changements climatiques par la science et la technologie.
Cette décision s'inscrit dans le cadre des accords conclus lors du sommet des chefs d'agences spatiales sur les changements climatiques et la gestion des catastrophes, tenu les 17 et 18 septembre à Mexico, selon un communiqué de presse du ministère mexicain des Communications et des Transports (SCT).
La «déclaration de Mexico» a été signée par des agences spatiales dont la NASA, l'Agence spatiale européenne et l'agence spatiale britannique lors d'une réunion organisée par l'Académie internationale d'Astronautique.
Cet accord sera présenté comme la position de la communauté spatiale internationale lors de la Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21) qui aura lieu en décembre à Paris.
Dans cette déclaration, les représentants font remarquer le fait que, sur les 50 variables climatiques essentiels pour combattre les changements climatiques, définies dans le Système mondial d'observation du climat, seules 26 peuvent être mesurés et contrôlés depuis l'espace.
«Les satellites sont un outil unique qui nous permettra d'obtenir les données nécessaires pour développer des modèles climatiques qui garantiront une surveillance mondiale précise.
Cela nous permettra de mesurer le niveau de la mer et le réchauffement climatique de l'atmosphère.
Il s'agit de deux des conséquences graves provoquées par les changements climatiques», souligne ce document.