Monde

Burundi : L'opposition appelle à des «sanctions ciblées» contre Nkurunziza et son entourage

Publié par DK News le 15-09-2015, 23h24 | 21
|

La principale coalition de l'opposition burundaise a appelé mardi à des sanctions internationales «ciblées» contre le président Pierre Nkurunziza et son entourage, accusés d'avoir plongé le Burundi dans un «climat de terreur» pour conquérir un 3e mandat controversé, allant même jusqu'à menacer de le «chasser» s'il refusait de se retirer.

Dans un communiqué, le Cnared dénonce un «climat de terreur» et un «environnement de pré-guerre» et réclame des sanctions à la communauté internationale pour pousser M.

Nkurunziza à négocier son départ et éviter que le pays ne retombe dans la violence, dix ans après la fin de la guerre civile qui a fait 300.000 morts entre 1993-2006.

«Nous ne voulons pas de sanctions qui frappent l'ensemble de la population, nous appelons à des sanctions qui ciblent très directement Nkurunziza et la clique qui contrôle le pouvoir autour de lui», a déclaré mardi Jérémie Minani, chargé de la communication du Comité national pour le respect de l'accord d'Arusha et de l'Etat de droit (Cnared) cité par l'AFP.

Parmi ces «sanctions ciblées» figurent gels d'avoir et interdictions de voyager, a-t-il précisé.

«Le président Pierre Nkurunziza a deux options: accepter de négocier son départ ou s'entêter (...) et dans ce cas-là, le Cnared utilisera tous les moyens légaux pour le chasser, y compris la force militaire», a-t-il ajouté.

Le Cnared, vaste coalition créée en août et regroupant l'opposition sur place et en exil, des figures de la société civile et des militaires mutins, assure n'avoir «rien à voir» avec les violences qui agitent le Burundi depuis la réélection du président Nkurunziza, le 21 juillet, lors d'une présidentielle jugée non crédible au niveau international.  «Si jamais nous sommes obligés de recourir aux armes, nous l'annoncerons publiquement», a assuré M. Minani.

L'annonce de la candidature de M. Nkurunziza à un 3e mandat, jugé inconstitutionnel par l'opposition, la société civile et une partie de son propre camp, a plongé depuis fin avril le Burundi dans une grave crise politique.

Les autorités ont brutalement étouffé mi-juin six semaines de manifestations - interdites et qualifiées d'insurrection - quasi-quotidiennes à Bujumbura et entretemps maté les 13 et 14 mai une tentative de coup d'Etat militaire.

Mais les violences n'ont pas cessé, se muant en attaques armées contre la police et en assassinats ou tentatives d'assassinats ciblés de personnalités des deux camps.

Les principaux dirigeants du Cnared - opposants et responsables de la société civile - sont accusés par une commission d'enquête judiciaire d'être les meneurs d'un «mouvement insurrectionnel» agissant en «concertation étroite» avec les auteurs du putsch.

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.