Réputée parmi les villes les plus agréables à vivre au monde, la capitale française, Paris vient pourtant de subir un sévère déclassement dans le dernier palmarès publié par The Economist intelligence Unit, largement repris et commenté par la presse française.
Plaçant Melbourne en tête des villes les plus agréables à vivre, le classement renvoie Paris en bas du tableau ; « Paris chute lourdement, perdant pas moins de 12 places au classement mondial: elle figurait au 17e rang en 2014, elle n'est plus que 29e cette année », rapporte le site de la télévision française bfmtv.fr qui attribue ce classement à « la division recherches du célèbre magazine britannique, qui vient d'établir la dernière version de son palmarès 2015 des villes où il fait le mieux vivre. »
En Europe, c’est la capitale autrichienne Vienne qui tient le haut du classement, devançant Zurich et Helsinki.
Au niveau européen, Paris perd également du grade en passant à la 15e place, juste devant Lyon en 16e place, qui fait une bonne affaire au niveau mondial en grimpant de la 33e à la 30e place.
Peut-être pour consoler tout ce beau monde, l’agence de presse française AFP souligne que, de manière générale, l’Europe « n'a pas la cote.
En raison de la guerre, de l'austérité et des attentats, les villes européennes ont souffert d’un déclin de leur qualité de vie, selon un classement annuel de 140 villes publié mardi par le cabinet britannique The Economist Intelligence Unit (EIU) ».
Certains rechercheront une consolation en considérant que même Stockholm, la capitale suédoise a subi une dégringolade de 9 places.
Le responsable de l’étude, Jon Copestake explique à l’AFP quelques facteurs ayant causé le recul des villes européennes, notamment : «Les menaces pour la sécurité personnelle, que ce soit sous forme de criminalité, de troubles ou de conflit, ont une influence négative sur les autres aspects de la qualité de vie».
Il donne pour illustration « le conflit en Ukraine, les attaques terroristes à Paris et l’austérité en Grèce», note l’AFP qui précise que «Kiev a ainsi expérimenté la plus forte chute au classement par rapport à l’année dernière, tombant à la 132e place, parmi les dix villes les moins agréables à vivre dans le monde».
A noter enfin que l’étude tient compte de nombreux critères pour établir son classement, essentiellement : «stabilité politique et sécuritaire, qualité de l'éducation, qualité du système de santé, culture et cadre de vie, qualité des infrastructures» indique bfmtv.fr. A noter que la capitale syrienne Damas ferme la marche du classement, juste derrière les capitales libyenne et nigériane.
Cherbal E-M