Des élections anticipées en Grèce sont «impératives» pour maintenir la stabilité politique du pays, qui commence à mettre en oeuvre son troisième plan de sauvetage en cinq ans, a estimé lundi le ministre de l'Energie.
«Des élections sont impératives pour des raisons de stabilité politique. Etant donné les problèmes dans la majorité (parlementaire) du gouvernement, la situation est tout sauf stable» actuellement, a considéré Panos Skourletis sur Skai TV. En effet, lors du vote vendredi matin du Parlement grec sur ce plan, 43 des 149 députés Syriza, le parti de gauche radicale du Premier ministre Alexis Tsipras, ont voté contre ou se sont abstenus.
M. Tsipras a été porté au pouvoir en janvier en grande partie à cause de la colère des Grecs sur les interminables plans de sauvetage auquel est soumis le pays depuis 2010.
Mais, après des mois de négociations vaines avec les créanciers du pays, et malgré un référendum qui a montré que les Grecs en ont toujours assez de l'austérité, il a été à son tour contraint d'accepter un troisième plan le 13 juillet, faute de quoi le pays serait sans doute sorti de l'euro. M. Skourletis a considéré que les élections s'imposaient, tant «la réalité» actuelle «est si peu en rapport avec le mandat reçu».