Monde

Le journaliste marocain Ali Lemrabet cesse sa grève après «satisfaction de ses revendications»

Publié par Dk News le 30-07-2015, 18h55 | 30
|

Le journaliste marocain opposant, Ali Lemrabet, qui veut reprendre son métier au Maroc après 10 ans d'interdiction, a annoncé qu'il cessait une grève de la faim entamée il y a plus d'un mois à Genève pour dénoncer des mesures administratives prises à son encontre par les autorités du royaume.

M. Lemrabet a annoncé cette décision, dans un communiqué, «après les déclarations du ministre marocain de l'Intérieur annonçant officiellement qu'il pourra renouveler son passeport à Barcelone et obtenir un certificat de résidence au Maroc après un séjour de trois mois».

Le journaliste marocain, en grève de la faim depuis le 24 juin, a expliqué qu'il allait «demander, quand sa santé le lui permettra, le renouvellement de son passeport aux services consulaires de Barcelone», où il réside aux yeux des autorités marocaines.

Puis il rentrera au Maroc où il séjournera pendant trois mois chez son père à Tétouan afin de recevoir un certificat de résidence, d'après le texte. Il a, par la suite, l'intention de demander «un récépissé de création d'un hebdomadaire satirique».

M. Lemrabet est connu pour ses positions audacieuses sur des questions nationales sensibles. Il figure en bonne place parmi la poignée de journalistes locaux courageux qui n'entendent pas jouer à «la voix de leur maître», le roi en l'occurrence.

En avril dernier, M. Lemrabet, qui a eu le courage d'affirmer que les réfugiés sahraouis à Tindouf (Algérie) n'étaient pas de «séquestrés» comme l'affirme la propagande du régime marocain, avait fini de purger une peine «inventée pour lui», une interdiction de dix ans de pratiquer le journalisme.

En début de semaine, des militants de la liberté d'expression ont appelé, par la voix d'une pétition, le roi marocain, Mohammed VI, à mettre fin à une situation de plus en plus dangereuse pour la vie du journaliste.

Le texte de la pétition, une lettre ouverte au roi et signée par des dizaines de personnalités internationale, observe que «la liberté d'expression et la critique sont des instruments fondamentaux...» et que «toute tentative d'entraver la liberté d'expression est dégradante pour l'image du Maroc».

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.