La nouvelle équipe rentrante au gouvernement a vite pris la mesure des attentes autant citoyennes que des partis et de l'exécutif quant à la poursuite du programme de développement local.
Le remaniement ministériel de jeudi dernier est déjà consommé par l'opinion publique qui attend des nouveaux arrivants une accélération des projets infrastructurels en cours, la poursuite des chantiers socio-économiques en cours et, surtout, une amélioration des conditions de prise en charge de la demande sociale.
A l'Intérieur, le nouveau ministre Noureddine Bedoui doit relever le défi de maintenir sinon d'améliorer le processus de modernisation de l'administration des Collectivités locales et favoriser les passerelles de communication entre le citoyen et les agents des APC et daïras.
Ce chantier a été ouvert par M. Tayeb Belaïz, appelé comme conseiller à la présidence de la République, et doit être poursuivi par M. Bedoui, qui a, au demeurant, fait ses premières armes comme ministre au ministère de la Formation et de l'Enseignement professionnels.
Un ministre d'ailleurs issu du secteur, et donc a tous les atouts pour mettre les bouchées doubles et moderniser complètement le fonctionnement et la gestion des collectivités locales, y compris le service public.
C'est d'ailleurs une des tâches essentielles du nouveau ministre de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat, Amar Ghoul. Celui-ci a une mission primordiale : mettre au diapason et aux standards internationaux le tourisme algérien, augmenter l'offre et améliorer le produit touristique national, pour autant créateur d'emplois que d'amélioration de l'image de l'image de marque de l'Algérie auprès des professionnels du tourisme.
Par contre, la mission serait difficile pour ne pas dire ardue pour le nouveau locataire du ministère de l'Energie, qui vient tout droit de l'Institut algérien du pétrole. Une mission délicate au vu du contexte international marqué par une chute des prix de l'or noir et une baisse de la demande, sur fond de crise économique larvée dans les pays consommateurs. Pour autant, nouveaux et anciens ministres ont tous la même mission : poursuivre le programme de développement quinquennal du Président Bouteflika.
Le plan d'action du gouvernement Sellal reste quant à lui le même : application sur le terrain de ce programme, en particulier l'accélération des projets de réalisation d'infrastructures socioéducatives, l'habitat, les routes, la santé et, surtout, une meilleure prise en charge de la demande sociale. Car si des ministres ont changé, l'essentiel reste le même : le programme quinquennal 2015-2019 doit être poursuivi avec la même ardeur, et doit être livré aux délais impartis.
C'est, en fait, cela l'essentiel de ces réajustements ministériels, car intervenant à un moment important de la réalisation d'un programme quinquennal qui mobilise une importante enveloppe financière dégagée par les pouvoirs publics en vue d'imprimer un rythme appréciable au développement économique.
Avec comme objectif une croissance stable de plus de 4%, orientée vers les grands agrégats économiques, avec une inflation en baisse et un déficit budgétaire réduit, ce qui, au final, permet à l'économie algérienne d'amortir le choc de la baisse des cours du brut et de rendre moins lourd le fardeau des importations, nécessaires au fonctionnement de l'économie nationale.
Dès lors, le dernier remaniement ministériel apparaît comme une sorte de réajustement institutionnel de certains mécanismes dans la réalisation du programme de développement économique et social du Président Bouteflika.