L'analyse de la deuxième boîte noire de l'A320 de la Germanwings qui s'est écrasé dans les Alpes françaises confirme l'action volontaire du copilote seul dans le cockpit pour faire descendre l'appareil, selon les enquêteurs.
«Une première lecture» de la boîte noire retrouvée jeudi «fait apparaître que le pilote présent dans le cockpit a utilisé le pilote automatique pour engager l'avion en descente vers une altitude de 100 pieds, puis, à plusieurs reprises au cours de la descente, le pilote a modifié le réglage du pilote automatique pour augmenter la vitesse de l'avion en descente», indique dans un communiqué le Bureau français d'enquêtes et d'analyses (BEA) à qui elle a été transmise.
La première boîte noire de l'A320 qui renfermait les enregistrements des sons et conversations dans le cockpit avait été retrouvée peu après le crash, alors que la seconde boite noire a été retrouvée jeudi.
L'analyse de la première boîte noire avait révélé que le copilote, seul dans le cockpit au moment du drame, semblait avoir volontairement provoqué la chute de l'appareil.
L'A320 de Germanwings s'est écrasé le 24 mars contre une montagne des Alpes, à la suite semble-t-il d'une décision délibérée du copilote ayant pris les commandes, tuant les 150 personnes à bord, d'une vingtaine de nationalités différentes mais en majorité originaires d'Allemagne et d'Espagne.
Le copilote de l'Airbus A320 a caché qu'il faisait l'objet d'un arrêt maladie le jour de l'accident, selon le Parquet de Düsseldorf (ouest de l'Allemagne).
Jeudi, la justice allemande a annoncé que le copilote avait fait des recherches sur internet sur le suicide et les portes blindées de cockpit.