Les éléments de la brigade territoriale de la Gendarmerie nationale d'Ain El Kebira sont parvenus à démanteler un réseau de malfaiteurs, tunisiens et algériens, qui s'est attaqué à un citoyen de nationalité tunisienne.
Les faits remontent au début de cette semaine, lorsque la brigade territoriale de la Gendarmerie nationale de la commune de Tizi N'Béchar, située à une quarantaine de km au nord du chef lieu de wilaya de Sétif, à la limite de celle de Bejaia, a reçu des informations qu'un résident tunisien, accompagné de son ami, a fait l'objet d'attaque à l'arme blanche, sur la RN 9, au lieu dit Ouled Bajou, à la limite de la commune de Kherrata, par une bande composée de trois malfaiteurs, eux aussi de nationalité tunisienne, demeurant à la cité des abattoirs de Constantine. Ces trois lascars étaient accompagnés de quatre individus de nationalité algérienne.
Les deux victimes ont déclaré qu'elles étaient à bord de leur véhicule venant d'Alger lorsqu'ils avaient rencontré à la gare routière de Sétif deux tunisiennes Gh.N, et M.F, âgées respectivement de 22 ans et 17 ans pour les prendre à bord de leur véhicule pour se rendre à Bejaia.
Une fois en cours de route, arrivée à hauteur d'Ouled Bajou, M.F a simulé des douleurs au niveau de l'abdomen et demanda au chauffeur de s'arrêter un instant dans un endroit indiqué, tout en invitant sa complice de descendre pour l'aider à laver son visage.
C'est à ce moment là que surviennent deux véhicules de type Seat et Renault Mégane à bord desquelles se trouvaient sept personnes pour leur barrer la route. C'est ainsi que l'une des deux victimes K.M, reçue dix coups de couteau au visage et quatre au niveau du pied, avant d'être pulvérisée de gaz lacrymogène, sans toucher à la seconde.
Une fois leur forfait accompli, ils ont pris tous ensemble, y compris les deux filles, la route pour Sétif dans les véhicules cités plus haut.Selon les éléments de l'enquête, il s'est avéré que la raison de cette agression est due à une vengeance et un règlement de compte impliquant la victime K.M, dans une affaire de coups et blessures volontaires à l'arme blanche dont elle a été l'auteur contre l'un des agresseurs dans la ville de Kasserine en Tunisie.
Au cours de l'instruction, cinq personnes impliquées dans cette affaire, ont été arrêtées, y compris les deux filles, dont l'âge varie entre 17 et 24 ans, tous de nationalité tunisienne, séjournant d'une manière illégale en Algérie, qui tentaient de s'enfuir du pays vers la Tunisie. Lors de la perquisition de leur domicile, un bidonville au niveau de la cité des abattoirs à Boussouf à Constantine, il a été découvert des vêtements immaculés de sang. Les quatre algériens complices sont toujours en fuite et recherchés.
Lors de l'enquête, il s'est avéré que le principal inculpé dans cette affaire, est recherché pour neuf autres accusations, dont incitation de mineur à la débauche et à la prostitution, pour vols, coups et blessures volontaires à l'arme blanche etc.
Présentés devant le procureur de la République, près du tribunal d'Ain El Kebira, pour association de malfaiteurs, tentative d'assassinat avec préméditation et guet-apens, entrée sur le territoire et séjour illégal, les mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt.