Les chances pour parvenir à un accord sur le dossier nucléaire iranien sont «assez bonnes», a affirmé mardi à Moscou le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
«Rien n'est jamais sûr à 100%. Mais les chances sont grandes si aucun des participants aux négociations ne fait monter les enjeux à la dernière minute dans l'espoir de gagner quelque chose en plus au lieu de chercher à maintenir l'équilibre des intérêts de chacun», a déclaré M. Lavrov, cité par des médias russes.
Le chef de la diplomatie russe a annoncé son intention de retourner à Lausanne (Suisse), où se poursuivait mardi les discussions entre l'Iran et le P5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France et Allemagne), afin de prendre part aux négociations.«Les perspectives de ce round de négociations ne sont pas mauvaises, je dirais même qu'elles sont bonnes», a-t-il ajouté.
M. Lavrov a également insisté sur la levée des sanctions internationales contre l'Iran. «Après la conclusion d'un accord, les sanctions doivent être levées», a-t-il estimé. Téhéran et le groupe des grandes puissances sont censés conclure un accord politique avant la date butoir du 31 mars.
Lundi, un diplomate occidental a affirmé que les négociations butaient sur trois points d'achoppement, qui sont la durée d'un accord, la levée des sanctions de l'ONU et un mécanisme de garantie permettant de vérifier que les engagements sont respectés.
Concernant la durée de l'accord, les grandes puissances souhaitent un cadre strict de contrôle des activités nucléaires iraniennes sur au moins 15 ans, mais l'Iran ne veut pas s'engager au delà de dix ans, selon cette source. L'Iran a toujours farouchement démenti qu'il cherchait à fabriquer des armes nucléaires, assurant que son programme n'avait que des objectifs civils et pacifiques.