L'ONU a qualifié mardi d'«historique» le projet d'accord de cessez-le-feu en Birmanie entre le gouvernement et différents groupes ethniques du pays, pour mettre un terme à des décennies de guerre civile.
«Pour le gouvernement birman et 16 groupes armés ethniques, parvenir à un accord de cessez-le-feu est une réussite historique et importante», a déclaré mardi Vijay Nambiar, le conseiller spécial de l'ONU.
L'accord final ne pourra être signé qu'après une rencontre entre les différents groupes armés ethniques mais aucune date n'a été fixée. Le gouvernement birman, au pouvoir depuis 2011 et l'ouverture du pays après des décennies de régime autoritaire militaire, a fait de cet accord de paix un objectif stratégique dans la perspective des élections cruciales du mois de novembre.
Mardi, s'exprimant devant les représentants des 16 principaux groupes armés des minorités ethniques à Rangoun, le président birman Thein Sein s'est réjoui de cet accord. «Les gens ont besoin de la paix, ils veulent la paix et ils attendent la paix,» a-t-il déclaré, ajoutant qu'un accord complet pourrait être signé dans quelques mois.
«Après cette signature, la porte est ouverte pour un dialogue politique. Cela va assurer à ses artisans de la paix une place dans l'histoire de la Birmanie», a-t-il estimé lors d'une apparition surprise à Rangoun.
La Birmanie affronte des soulèvements ethniques depuis son indépendance de la Grande-Bretagne en 1948 et les groupes ethniques demandent plus d'autonomie.