Un responsable de l'ONU a mis en garde lundi contre le risque d'une «catastrophe» humanitaire «terrifiante» en Syrie à la veille d'une conférence des donateurs, pour laquelle des ONG ont déjà rassemblé plus de 480 millions de dollars.
Les Nations unies, dont le secrétaire général Ban Ki-moon présidera mardi ce rendez-vous annuel à Koweït, entendent rassembler au total 8,4 milliards de dollars pour venir en aide à la population syrienne, dont le pays est ravagé par quatre années de guerre.
«Echouer à rassembler ces fonds conduirait à une catastrophe humanitaire dangereuse et terrifiante», a prévenu Abdullah al-Maatuq, l'envoyé spécial de l'ONU pour les Affaires humanitaires, s'adressant aux représentants d'ONG rassemblés au Koweït.
Parmi ces organisations réunies en amont de la conférence des donateurs, figurent le Croissant rouge qatari, l'organisation de charité islamique koweïtienne ou encore l'ONG islamique turque IHH.
Cette dernière a rassemblé la plus importante somme, avec 100 millions de dollars de promesses de dons.
La chef des opérations humanitaires de l'ONU Valerie Amos a affirmé que la situation s'était encore dégradée en Syrie, où plus de 215.000 personnes ont péri depuis mars 2011, dont 76.000 en 2014, l'année la plus meurtrière.
Près d'un Syrien sur deux a été déplacé par le conflit, ce qui constitue un record mondial inégalé depuis 20 ans, selon l'ONU.
Nord de la Birmanie :un travailleur humanitaire succombe à ses blessures subies lors d'une attaque
Un travailleur humanitaire birman blessé dans la région de Kokang à la frontière chinoise il y a quelques semaines, a succombé des suites de ses blessures, ont rapporté les médias officiels lundi.
Employé de la Croix-Rouge locale, il avait été blessé par balles lors de l'attaque visant un convoi humanitaire venu évacuer des civils. Il «est décédé à l'hôpital général de Mandalay où il était soigné», a rapporté lundi le quotidien New Light of Myanmar.
L'armée et les rebelles qui s'affrontent depuis début février dans la zone se sont mutuellement accusées de l'attaque du convoi.Lundi, un responsable des pompiers de Lashio cité par l'AFP a expliqué, que les affrontements s'étaient poursuivis pendant le week-end, mais que le nombre de civils quittant Kokang avait ralenti alors que l'armée a repris le contrôle d'une grande partie du territoire de la région.
En presque deux mois, des dizaines de milliers de personnes ont fui de l'autre côté de la frontière et une bombe a explosé en territoire chinois, ce qui a tendu les relations avec Pékin.Malgré la reprise du conflit, les rebelles de Kokang ne font pas partie des pourparlers de paix qui se sont poursuivis lundi avec le gouvernement et plusieurs groupes ethniques du pays.
Ce vieux conflit en sommeil depuis près de six ans a repris début février alors que les autorités tentent de mettre en place un accord national de cessez-le-feu pour mettre fin aux conflits armés avec plusieurs des nombreuses minorités ethniques du pays.