Monde

Processus de stabilisation au Sahel: les dynamiques locales et régionales relevées lors d'une rencontre à Bamako

Publié par DK News le 16-03-2015, 16h16 | 18
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Une rencontre sur les dynamiques locales et régionales mises en £uvre dans le processus de stabilisation au Sahel s’est tenue samedi et dimanche à Bamako, capitale du Mali, ont rapporté lundi des médias locaux.

Organisée par l’Institut Clingendael de relations internationales, et regroupant une trentaine de chercheurs, la rencontre visait à mettre en lumière les dynamiques locales et régionales actuellement mises en £uvre dans le processus de stabilisation au Sahel.

Lors de la rencontre, Philippe Prévost, chef du Centre conjoint de l’analyse de l’information à la MINUSMA (Force de maintien de la paix de l'ONU au Mali), a affirmé qu'«il n’y aura pas de paix dans le Nord du Mali sans le désarmement de tous les groupes armés, sans exception».«Il faut d’abord débarrasser la zone des armes en circulation», a-t-il dit. L’»avenir ne peut s’envisager que dans le désarmement de tous les groupes», a-t-il poursuivi.

Il a montré, selon le site maliactu, des images aériennes sur des cargaisons de stupéfiants détruites par une patrouille militaire le 24 décembre 2014, et d’autres images montrant «à quel point le Nord du Mali est infesté d’armes, de mines et autres explosifs».

Les engins explosifs ont déjà coûté la vie à une soixantaine de personnes depuis l’intervention militaire internationale en janvier 2013. Et à ces victimes, il faut ajouter les soldats onusiens, maliens qui ont trouvé récemment la mort suite à l’explosion d’engins explosifs posés par des terroristes sur les pistes reliant les villes du Nord.

Philippe Prévost a aussi évoqué les attaques à la fois «audacieuses» et «complexes» contre les bases militaires de l’ONU à Kidal et de l’armée malienne à Nampala, qui ont couté la vie à 238 personnes. Plus récemment, le premier attentat terroriste perpétré à Bamako a coûté la vie à 5 personnes (3 Maliens et 2 Européens) faisant 9 blessés.

Plusieurs animateurs de ce séminaire ont relevé que «les options militaires privilégiées jusqu’à présent pour mettre fin aux rebellions successives n’ont qu’imparfaitement permis de sécuriser la région. La solution politique semble donc être la plus viable».

La «décentralisation poussée est susceptible, d’une part, de renforcer les liens entre le centre et les périphéries et d’autre part d’accompagner la présence de l’Etat sur l’ensemble du territoire national».
Dans ce contexte, les questions de gouvernance locale, de ressources économiques pour les collectivités et de délivrance de biens et de services publics restent centrales.

Si la volonté politique représente un élément indispensable de la stabilité, le rôle des autorités locales, mais aussi des forces de défense et de sécurité, dans le processus de stabilisation est tout aussi essentiel.

Les panelistes estiment que si l’importance de l’action publique dans la stabilisation n’est plus à démontrer, un processus qui ne prendrait pas en compte les problématiques de développement local «est condamné à échouer».

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