Une filière, dédiée à l'électronique de puissance et aux systèmes électriques, vient d'être créée à l'Université des sciences et de la technologie "Mohamed Boudiaf" d'Oran (USTO), a-t-on appris mercredi auprès du responsable de ce nouveau parcours de formation.
"Il s'agit d'un nouveau master permettant d'acquérir des connaissances et des compétences dans le domaine de la conversion d'énergie électrique", a précisé M. Mohamed Bourahla lors de la troisième édition de la Conférence internationale sur l'électronique de puissance et le développement électrique.
"Cette formation consolidera les capacités des étudiants à l'effet d'accroître la contribution des énergies renouvelables dans la production de l'électricité et des sources d'énergie", a expliqué M. Bourahla, également président de la manifestation scientifique tenue à l'auditorium de l'USTO.
La nouvelle filière est d'autant plus importante qu'elle offre plusieurs débouchés dans le monde professionnel, a-t-il fait valoir, citant entre autres le secteur de l'énergie, l'aéronautique, les cimenteries, l'agroalimentaire et le transport.
M. Bourahla est aussi directeur du Laboratoire de recherche en électronique de puissance appliquée (LEPA) mobilisant quatre équipes de chercheurs qui s'attellent à valoriser leurs travaux auprès du secteur industriel.
Dans ce contexte, un projet de recherche a été initié par ce Laboratoire en vue de la réalisation d'un onduleur photovoltaïque ayant pour propriété de convertir l'énergie solaire captée via les panneaux en énergie électrique.
Ce projet est mené en collaboration avec l'Unité de recherche en énergies renouvelables en milieu saharien d’Adrar (URER/MS), laquelle figure parmi les établissements algériens partenaires du programme algéro-japonais "Sahara Solar Breeder" (SSB) dédié au développement des technologies solaires.
Le programme "SSB" porte, pour rappel, sur l'élaboration d'une étude de faisabilité d'une opération de conversion de l'énergie solaire captée au Sahara en énergie électrique en vue de son acheminement vers le nord du pays, notamment au profit des stations de dessalement de l'eau de mer.
La Conférence internationale sur l'électronique de puissance a réuni une centaine de chercheurs algériens et étrangers, avec la participation de cadres des sociétés partenaires à l'instar du groupe Sonelgaz.