Des textes de loi, destinés à renforcer la protection de la femme contre toutes les formes de violence, sont en préparation, a déclaré, mardi lors d'une rencontre à Tipasa, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la condition de la femme, Mounia Meslem Si Amer.
Mme Meslem a mis l’accent, à l’ouverture des travaux de la rencontre de sensibilisation sur la lutte contre la violence à l’égard de la femme, sur la volonté du gouvernement à mettre en place un arsenal juridique à même de réduire le nombre de cas de violence contre la femme et préserver ses droits, soulignant, à cet égard, la «détermination du gouvernement à lutter contre la violence et à assurer une meilleure prise en charge des femmes battues.»
La ministre a appelé à conjuguer les efforts afin de faire face à ce phénomène et l’éradiquer à la source, tout en plaidant pour «l’ouverture d’un débat franc, sincère et transparent, impliquant toutes les composantes de la société, et essayer de trouver des solutions à ce phénomène qui ronge notre société».
Elle a rappelé, lors de son intervention, les grands contours de la stratégie de lutte contre la violence contre les femmes mise en place par l’Algérie et qui s’articule, selon la ministre, autour de trois axes principaux, en l’occurrence la prise en charge de la femme battue, l’information, la sensibilisation et l’accompagnement de la femme, sur le plan socioprofessionnel, afin de faciliter son émancipation et son intégration dans le monde du travail.
La coordinatrice du programme onusien de la femme en Algérie, Mme Christina Amaral, qui accompagnait la ministre a souligné, de son côté, le côté positif des actions engagées dans ce domaine par l’Algérie et exprimé l’adhésion pleine et entière de l’instance onusienne aux efforts déployés par le gouvernement afin d’endiguer voire éradiquer ce phénomène.
Mme Amaral a évoqué le volet relatif au domaine de coopération entre l’Algérie et l’instance onusienne dans leur commune tâche contre la violence à l’égard de la femme, citant, dans ce contexte, le programme de formation et de perfectionnement du personnel chargé de l’accompagnement de la femme battue, conduit par le ministère de la Solidarité nationale. Elle a tenu à saluer l’action du gouvernement envers la femme à travers l’introduction de textes de loi criminalisant la violence au sein de la famille et le harcèlement en milieu professionnel.