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Palestine - Israël:Les Palestiniens déterminés à mettre fin à l'occupation israélienne et à défendre Al Qods

Publié par DK News le 11-11-2014, 16h36 | 43
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Les Palestiniens sont déterminés à mettre fin à l'occupation israélienne et aux violations quasi-quotidiennes des lieux saints à El Qods, dix ans après la mort de Yasser Arafat, figure emblématique de la lutte pour l'indépendance.

Dans son discours à l'occasion du dixième anniversaire de la mort de Yasser Arafat, figure emblématique de la lutte pour l'indépendance, M. Abbas a affirmé mardi en réaction aux violences israéliennes qui secouent quotidiennement El Qods-Est occupée que ses compatriotes "défendront Al-Aqsa et les églises contre les colons et les extrémistes".

Il a évoqué le projet palestinien de soumettre courant novembre au Conseil de sécurité un projet de résolution fixant une date butoir pour la fin de l'occupation israélienne. Et a de nouveau promis que l'Etat de Palestine -- qui  a le statut d'observateur à l'ONU -- adhérerait à une multitude d'organisations internationales si le projet de résolution était rejeté.

"Nous ne tolérerons aucune pression", a-t-il dit, en faisant allusion notamment aux pressions américaines pour que les Palestiniens renoncent à leur démarche au Conseil de sécurité.
Il a récemment annoncé qu'il déposerait d'ici la fin novembre  son projet de résolution à l'ONU.

En 2012, les Palestiniens ont obtenu le statut d'Etat observateur à l'ONU  mais ils entendent désormais soumettre au Conseil de sécurité un calendrierc pour la fin de l'occupation israélienne.
Ce texte devrait en l'état être rejeté par un veto américain.

Aussi les Palestiniens ont-ils déjà prévu d'autres étapes: l'adhésion à la Cour pénale internationale qui leur permettrait de poursuivre les dirigeants israéliens pour "crimes de guerre", et la rupture des accords de coopération sécuritaire avec Israël.

Ramallah au sevenir de Abou Ammar

A Ramallah, où siège l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, des milliers de personnes ont brandi le drapeau jaune du Fatah dans la Mouqataa où Arafat a été enterré après son décès dans un hôpital parisien le 11 novembre 2004.

La foule se pressait derrière un parterre de responsables du parti, tandis que fanfares, chorales, drapeaux palestiniens et délégations venues de Cisjordanie occupée s'agitaient, selon les médias.
"L'heure de la liberté et de l'indépendance a sonné", proclamait un poster géant sur l'estrade où Mahmoud Abbas, le successeur d'Arafat, a prononcé un discours à l'occasion du 10ème anniversaire de la mort d'Abou Ammar, du nom de guerre d'Arafat.

Le mouvement Fatah a annoncé dimanche l'annulation des commémorations prévues mardi à Ghaza après que le mouvement Hamas lui ait indiqué qu'il ne pourrait assurer la sécurité de cet événement.
Les circonstances du décès du leader palestinien sont toujours obscures. Les experts qui ont examiné des prélèvements effectués sur la dépouille d'Arafat divergent sur la possibilité d'un empoisonnement au polonium.

Dans une lettre envoyée à la presse à l'occasion de cet anniversaire, Marwan Barghouthi, figure très populaire du Fatah prisonnier en Israël, a affirmé que "l'assassinat du président Yasser Arafat était une décision officielle israélo-américaine".

Climat de violence

Mardi, un jeune Palestinien a été tué par les soldats israéliens à El Khalil, en Cisjordanie occupée, lors d'affrontements qui font de plus en plus redouter un retour à l'intifadha palestinienne. "Poursuivre le choix de la résistance globale et armée", c'est "être fidèle à l'héritage d'Arafat", a lancé M. Barghouthi, leader de la deuxième Intifadha (2000-2005) dans une lettre publiée par la presse.

Par ailleurs, l'Union européenne s'est dit mardi "profondément préoccupée" par l'aggravation de la situation dans le territoires occupés et appelé à une à une "rapide désescalade de la tension", selon un communiqué du porte-parole de la représentante de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.
Les Etats-Unis ont, pour leur part, appelé les deux parties à prendre "toutes les mesures possibles pour  protéger les civils et faire retomber les tensions".

 

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