Après trois jours de protestation pour faire valoir leurs revendications socio-professionnelles, les policiers relevant des Unités républicaines de sécurité sont revenus à de meilleurs sentiments et ont rejoint leurs postes de travail.
Finalement, la sagesse a prévalu et tout le monde s'est rendu compte que le dialogue reste l'unique voie pour la résolution des problèmes posés.
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui a reçu une délégation représentant les policiers contestataires, a tenu à rendre hommage aux efforts déployés et aux sacrifices consentis par les agents de la police dans l'accomplissement de leur devoir.
Il a, par la même occasion, réitéré l'engagement de l'Etat à accompagner les membres de la police pour qu'ils puissent s'acquitter de leur tâche dans les meilleures conditions possibles. S'agissant de leurs revendications socioprofessionnelles, le chef de l'Exécutif a indiqué que la majorité de ces revendications ont été satisfaites.
La rencontre du Premier ministre avec les policiers qui est intervenue sur instruction du président de la République Abdelaziz Bouteflika, a permis de passer en revue l'ensemble de ces revendications et selon M. Sellal, parmi les préoccupations soulevées par les protestataires 12 ont été prises en charge, portant sur les indemnités, les promotions et l'organisation du travail.
La rencontre qui s'est déroulée dans une ambiance conviviale a permis aux représentants des policiers protestataires de soulever leurs préoccupations, a indiqué M. Sellal, annonçant une réunion dimanche prochain avec les ministères concernés et le directeur général de la Sûreté nationale pour examiner la manière de prendre en charge ces préoccupations en vue d'améliorer les conditions de travail des éléments de la Sûreté nationale.
Le premier ministre a également souligné l'importance du dialogue entre les agents de la police et leurs responsables pour trouver les solutions idoines à tous les problèmes soulevés.
Il a, par ailleurs, annoncé d'autres mesures dans les prochaines semaines en vue d'améliorer les conditions de travail de ce corps, tout en salué la reprise du travail par 26 unités dans la wilaya de Ghardaïa après le mouvement de protestation mené par les éléments de ces unités, estimant que cette reprise traduit la confiance en les mesures prises par le gouvernement au profit de ce corps.
Il a salué, dans le même contexte, les efforts consentis quotidiennement par les éléments de la Sûreté nationale au service du pays.
Pour sa part, le commissaire divisionnaire, directeur de la Communication à la DGSN, Djilali Boudalia a indiqué que plusieurs mesures ont été prises en faveur fonctionnaires de la sûreté nationale dont des agents des Unités républicaines de sécurité qui ont observé un mouvement de protestation.
Selon M. Boudalia, la DGSN s'est engagée à prendre en charge toutes les préoccupations socio-professionnelles soulevées par les représentants des protestataires, notamment en ce qui a trait au logement, aux horaires de travail, la prime de zone ainsi que le travail dans les wilayas du Sud.
Les décisions de la DGSN sont intervenues suite à la rencontre du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, Tayeb Belaïz et le premier responsable de cette institution, le général-major, Abdelghani Hamel, à l'issue de leur rencontre à Ghardaia avec les représentants des protestataires.
Parmi ces mesures, la DGSN s'est engagée à revoir le volume des heures supplémentaires de ces agents de l'ordre, l'affectation au Sud ne dépassera pas 3 ans, la durée maximale de service dans cette zone sera de 5 ans, et la durée des missions pour le rétablissement de l'ordre seront limitées à deux (02) mois.
Pour ce qui de l'avancement dans la carrière, un système de régularisation dont la gestion est informatisée, a été mis en place permettant, chaque six mois, à des fonctionnaires d'être promus sur la base de critères bien définis.
Il est précisé dans ce sens, que depuis 2010 près de 70 000 fonctionnaires ont été promus à des grades supérieurs, ajoutant que le nouveau statut de la police adopté en décembre 2010 a permis la régularisation de 2 316 brigadiers qui stagnaient après 30 et 34 ans de service et à 32 489 agents de l'ordre public et enquêteurs d'être promus au grade de brigadiers de police.
Tout en assurant les protestataires qu'aucune sanction ne sera retenue à leur encontre, la DGSN a exhorté les agents à mettre en œuvre le principe de l'abnégation et le sens du sacrifice qui caractérisent cette profession.