Santé

Kofi Annan critique la lenteur de réaction des pays riches

Publié par DK News le 17-10-2014, 17h22 | 23
|

Les pays riches ont été trop lents à s'attaquer à l'épidémie d'Ebola lorsqu'elle a commencé en Afrique, a déploré jeudi l'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. "Je suis amèrement déçu par la réponse (...).

Je suis déçu par la communauté internationale parce qu'elle n'avance pas plus rapidement", a dit M. Annan sur la chaîne de télévision BBC. "Si cette crise avait frappé une autre région on aurait probablement géré cela très différemment", a-t-il ajouté.

"En fait si vous regardez l'évolution de la crise, la communauté internationale ne s'est vraiment réveillée que lorsque la maladie est arrivée en Amérique Eet en Europe", a-t-il estimé.

Le diplomate ghanéen, qui a dirigé les Nations unies pendant une décennie jusqu'en 2006, a indiqué qu'on aurait dû voir que la propagation du virus depuis son épicentre en Afrique de l'Ouest aux pays outre-mer n'allait être qu'une question de temps. "Je montre du doigt les pays qui ont les moyens (...) mais il y a plusieurs pays à blâmer", a-t-il poursuivi.

"Les pays africains de la région touchée auraient pu demander de l'aide un peu plus rapidement et la communauté internationale aurait pu bien mieux s'organiser pour proposer son assistance", a souligné M. Annan.

"On n'avait pas besoin de mois pour faire ce que nous faisons aujourd'hui", a-t-il dénoncé. L'ex-dirigeant de l'ONU, Prix  Nobel de la Paix, a pourtant défendu l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a été critiquée pour sa réponse tardive à la plus grave épidémie d'Ebola, ayant commencé en Guinée avant de se propager au Liberia et à la Sierra Leone.

Selon lui, l'OMS, qui prévoit que l'on pourrait approcher les 10.000 nouvelles infections par semaine en décembre, était consciente du risque mais elle attendait des gouvernements qu'ils lui fournissent les budgets pour pouvoir agir.

Jeudi l'OMS a annoncé qu'elle allait accroître son aide à 15 pays africains frontaliers ou proches de la zone la plus touchée par le virus de la fièvre hémorragique. Celle-ci a fait près de 4.500 morts depuis décembre, selon le dernier bilan officiel en date du 12 octobre.

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.